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Fais moi l'amour avec ton coeur et non qu'avec ton corps

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Wahou ça faisait longtemps que je n'étais pas venu ici ! Merci pour vos visites et commentaires ! Vous me redonnez l'envie d'écrire des OS et mini fics ! Je vais essayer de venir ici plus souvent et de refaire vivre ce blog ! Merci pour tout !
​ 0

#Posté le mercredi 12 octobre 2011 07:14

Allez viens jt'emmène au vent, je t'emmène au dessus des gens

Allez viens jt'emmène au vent, je t'emmène au dessus des gens
Allez on prend les mêmes et on recommence !
Marre de mon ancien blog alors me revoilà ici, nouveau système, tous le monde ne pourra pas me demander en ami : J'accepte que ceux qui me lisent et les fictions que je lis par la même occasion.

Ensuite je préviens ceux qui me laissent un commentaire à la fin de mes écrits.
Ici il y aura des OS, TS et mini fics.
Uniquement sur Bill et Tom ou Tokio Hotel.
Hétéro et yuri n'ont pas leur place sur ce blog j'aime pas ça.

Par contre les pubs pour fics yaoi sur Tokio Hotel uniquement sont acceptées et lues avec plaisir !
Mais les pubs pour fictions hétéros et yuri sont bannies et supprimées.


Vous avez une idée d'OS ou minific, n'hésitez pas à les envoyer sur cet article !

Histoires de fesses au rendez-vous.
Ca va faire rire, pleurer, rager ou ... ben rien du tout ha ha ha

Bref je vous souhaite la bienvenue sur mon nouveau bijou.

Ma fiction principale est ICI

J'espère que mes écrits vont vous plaire, je recorige mes premiers OS en attendant de composer un nouvel OS

Bisous !
 
PaulynaGore

Retrouvez-moi sur ces annuaires et notez moi :

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Idées en attentes :

-Danse inachevée
-Like a phantomrider=> En cours d'écriture
-In your shadow
-Gott ist ein Popstar
-Cellule 483


-Rêves-tu ?
-Ce n'était qu'un jeu

N'oubliez de me proposer vos idées je serai ravie de les mettre en scène !




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#Posté le mercredi 02 juin 2010 15:39

Modifié le lundi 18 avril 2011 14:00

apocalyptico-dramatique

Je regarde ce bâtiment terne une dernière fois avant de souffler un bon coup.
Ce lieu est très éloigné de la ville, comme pour le cacher du monde extérieur.
Cacher toute l'horreur qui y règne.
L'endroit y est austère, l'atmosphère malsaine et inquiétante.
Tout est gris, les plantes pas vraiment entretenues.
Comme si il n'y avait aucune trace de vie.
Des barreaux ornent les fenêtres.
Comme si c'était une prison.
Ca l'est en quelque sorte.
De l'extérieur tout a l'air calme, trop calme même mais je doute qu'à l'intérieur ce soit la même histoire.
Tout à l'air mort en fait, ce lieu est dépourvu de vie.
On pourrait croire qu'il est abandonné.
J'ai même cru sur le coup m'être trompé d'adresse.
Pourtant non , je suis bien à la bonne adresse.
J'ai eu beaucoup de mal, c'est tellement reculé.
J'ai été étonné en voyant à quoi ressemblait le bâtiment.
On dirait un château hanté.
Sans blagues, ça me glace le sang.
Seulement j'ai accepté donc impossible de reculer.
Je sors de ma voiture et me dirige vers mon nouveau lieu de travail.
L'air humide et chaud rend vraiment cet endroit particulier.
C'est effrayant.
Dire que je vais bosser là.
Mais bon il ne faut pas se fier aux apparences.
Alors je prends mon courage à deux mains et pénètre à l'intérieur.
C'est sombre, lugubre.
Les murs sont en pierre grise.
C'est presque morbide.
Quelques appliques ornent le mur mais pour le peu que ça éclaire ça relève plus de la décoration qu'autre chose.
Il n'y a pas de tableaux, rien.
Y a pas à dire ils se sont pas foulés pour faire un effort de présentation.
Les couloirs sont presque déserts, je rencontre quelques uns de mes futurs collègues.
Ils me saluent à peine, leur regard est vide d'émotion, peut-être juste une grande lassitude.
Je les comprend c'est loin d'être évident mais ils ont choisi.
Je sais que ce sera difficile mais j'aime mon métier.
Même si je suis encore très jeune dans le milieu , ça me passionne.
Il est vrai qu'à à peine 23 ans , être déjà diplômé en tant qu'infirmier psychiatre ça relève de l'exploit.
Les études en psychiatrie sont très longues et complexes mais j'ai bossé comme un fou pour y arriver.
Et voilà !
Après avoir traversé cet immense couloir j'arrive enfin au bureau du directeur de ce centre.
La porte est close bien sûr.
Je la fixe avec un air de défi, ce qui est stupide, ce n'est qu'une porte mais c'est plus un combat intérieur entre ma conscience et mon corps.
J'hésite encore à prendre mes jambes à mon cou et me tirer loin de cet endroit qui fiche la trouille et celui de frapper pour indiquer ma présence.
Allez on souffle un grand coup , ce qui me vaut un regard étrange de la part d'une personne passant par là et toque.
Après un « Entrez » j'ouvre la porte et découvre un bureau tout aussi terne et dépourvu de couleurs.
Pas un tableau sur le mur, juste des papiers et sûrement le planning.
Une pile de dossiers s'entasse sur le bureau et c'est à peine si je vois la tête de mon interlocuteur dépasser.
Bon okay j'exagère sûrement un peu mais il à l'air tout petit par rapport à moi qui suis grand.
Son front commence à être dégarni, on peut dire que c'est un vieux monsieur.
Il relève enfin la tête de ses papiers.

-Ah Monsieur Denecker je suis ravi de vous voir.
-Moi de même Monsieur Bruckmeier.
-Asseyez vous je vous prie.


Je m'exécute, trop content de pouvoir m'asseoir un peu.

-Je suis content que vous ayez accepté ce poste, de nos jours trouver un infirmier psychiatre est difficile.
-J'aime mon métier, aider les autres à se sentir mieux est important pour moi.
-Vous avez raison ! Bon avant de vous donner vos horaires, nous allons continuer notre visite tout en discutant.
-Bien Monsieur.


On se lève tous les deux et commençons notre balade si j'ose dise dans l'enceinte du bâtiment.
Il me montre où se trouve la cafétéria, car c'est là que je mangerai avec mes collègues et les patients les moins atteints.
Ensuite le jardin, pour la promenade, qui n'est pas plus entretenu que celui de la façade mais bon tant que personne ne se blesse.
Je remarque les clôtures entourant les murs et les fils barbelés.
Je fronce les sourcils , c'est vraiment une prison...

-C'est pour éviter que les patients s'évadent.
-Ca arrive ?
-Parfois oui.
-Mais avec les cachets...
-Oh c'est parfois avec l'aide du personnel, certains sont malhonnêtes, tout ça pour de l'argent.
Vous savez, nous manquons d'infirmiers ou même de concierge alors il arrive de faire des erreurs lors de l'embauche. Mais je suis sûr d'avoir fait le bon choix vous concernant, soyez-en sûr.
-Merci beaucoup.
J'ai une question, Pourquoi n'y a-t-il aucun tableau sur le mur ?
-Oh certains patients se cognaient la tête dedans.
Il faut faire attention.
-Je comprends mieux. Et il y a une salle de repos?
-Bien sûr ! Par contre il faut faire très attention , ne jamais leur donner d'objet tranchant , en plastique car ils pourraient s'étouffer avec ou l'avaler.
Ce sont comme des enfants, nous devons constamment faire attention à leur bien être et à leur sécurité car ils peuvent avoir des réactions imprévisibles et de ce fait être un danger pour les autres mais aussi pour eux même.
-Comment sont les chambres ?
-Individuelles . Nous ne pouvons nous permettre de les mettre ensemble , pour des raison évidente d'intimité mais aussi de danger encore.
Elles sont simple, un lit, une armoire, un bureau, une salle de bain très simple, lavabo, toilettes, et un bac de douche. Je sais c'est assez rudimentaire.
Les brosses à dents et autre sont fournis uniquement au moment de la toilette, jamais en dehors et toujours sous surveillance.
La prise de médicaments est elle aussi scrupuleusement surveillée, veillez bien à ce qu'ils les prennent.
Pas d'objets tranchants cela va de soi.
Et si ils vous supplient pour ne pas avoir la camisole en cas de problème ne cédez surtout pas.
D'autres questions ?
-Oui. Les chambres sont-elles équipées de digicodes pour éviter toute escapade ?
-Seulement dans la zone d'isolement.
-La zone d'isolement ?
-Les cas les plus dangereux comme certains criminels.
-D'accord ...
-Rassurez-vous , vous ne travaillerai pas dans cette unité.
-Je me sens beaucoup mieux en effet.
-Vous avez le sens de l'humour , c'est bien ,c'est important.
Je vais vous donner vos horaires venez.


Je le suis, toutes ces informations m'intriguent.
Tout est tellement étrange, presque surréaliste.
Nous sommes à nouveau dans son bureau ,mes horaires dans la main.
Je suis fortement sollicité , en même temps il y a du boulot.
J'ai hâte de commencer.
Pouvoir enfin faire ce que j'aime.

-Plus d'autres questions ? Tout est compris ?
-Tout est clair.
-Une dernière chose : Ne vous liez jamais d'amitié avec eux.
Restez professionnel, rien de plus.
-Euh, d'accord.
-Bien dans ce cas à demain 7 heures et bienvenue à Sank Georg.
-Merci.


J'allais sortir du bureau quand une sonnerie stridente suivie de cris se fait entendre.
Le calme a cédé, voilà ce qui m'attend demain.
Nous sortons du bureau pour voir ce qui se passe.
Les infirmières se précipitent dans une chambre, je cours avec le directeur pour voir qui est-ce.
Les cris s'intensifient faisant hurler les autres patients et les insultes fusent.
C'est le gros bazar, tout le monde est sur le qui vive, c'est impressionnant.
Je me rapproche encore et aperçois le fauteur de trouble.
Je ne vois pas très bien à part une masse de cheveux noir et une voix grave balançant des obscénités à tout va.
C'est donc un homme il a l'air jeune.
Tellement jeune !
Et déjà ici...

-Lâchez moi bande de crapauds répugnants ! Détritus de merde !
-Mettez lui la camisole et donnez lui un somnifère par perfusion !
-Dégage cafard miteux !


Il remue comme une furie, puis soudain il plante ses yeux dans les miens.
Je frissonne, il a des yeux marrons, presque noirs tant la folie s'est emparée de son corps.
Son visage est tellement fin, presque féminin.
Il est beau. Malgré sa crise de démence, il est très beau.
Mais inquiétant.
Ses yeux sont perçants, on dirait qu'il essaye de lire en moi.
Ca a l'air d'être un cas difficile.
Il continue de me fixer et se met même à me parler.

-Qu'est-ce que t'as tête de n½uds ?
-Donnez lui ce foutu calmant !


La dose est injectée et presque immédiatement il se calme et ses yeux se ferment.
Petit à petit, l'hôpital retrouve ce silence de mort qui le rend si mystérieux.
Je suis assez secoué par ce qu'il s'est passé, c'était intense.

-Désolé pour ce bien triste spectacle.
-Qui est-ce ?
-Bill Kaulitz, un patient avec de sérieux problèmes.
Faîtes attention à lui.
-Pourquoi ?
-Quand il a ses accès de colère comme maintenant il peu devenir très violent , là ce n'était rien.
-Pourquoi est-il là ?
-Je vous en parlerai plus tard en attendant rentrez chez vous, une longue journée vous attend demain.
-Bien.


Ellipse

Après une bonne douche je m'affale sur mon lit.
Je n'ai rien fait d'extraordinaire et pourtant je suis usé.
Mon chat Alinéa vient se blottir contre moi afin de réclamer des caresses.
Sacrée bestiole mais son ronronnement m'apaise.
Malgré ça je ne peux m'empêcher de repenser à ce jeune homme Bill.
Pourquoi est-il là ?
Il a l'air si jeune, il ne devrait pas être dans un endroit pareil.
Seulement la vie n'est pas toujours tendre avec certains.
La plupart des personnes dans cet hôpital n'en sortiront jamais.
C'est affreux mais comme ça aussi.
Ils peuvent être un danger pour les autres mais surtout pour eux même.
Jamais ils ne sauront ce qu'il se passe en dehors de ces murs.
C'est même pire que la prison.
Car on peu en sortir, là non.
Un miaulement me sort de ma torpeur.

-T'as faim Alinéa ?

Encore un miaulement , j'ai compris il veut manger.
Pendant ce temps je me prépare aussi un petit truc parce que mine de rien j'ai faim.
Ensuite je ne sais pas trop ce que je vais faire.
Visiter peut-être un peu la ville, je suis arrivé il y a peu et je n'ai pas pris le temps de me balader.
Je crois savoir qu'il y a un vieux cinéma.
Je suis un adepte des films anciens, tellement plus réalistes et humains que les navets de maintenant.
Je suis peut-être vieux jeu à ce point de vue là mais je suis comme ça.
Je mange seul, comme toujours.
Je n'ai personne dans ma vie depuis un moment, faut dire que j'ai pas le temps.
Et pas forcément l'envie non plus, je suis jeune et je suis pas encore prêt pour avoir une relation sérieuse.
Mes potes pensent que je vais finir seul avec des chats.
Qu'ils pensent ce qu'ils veulent, parfois ils sont lourds mais bon je les aime quand même.
Depuis le temps qu'on se connaît tous ...
On en a fait des conneries ensemble, que ce soit au bahut ou en soirées.
Ca me fait sourire de repenser à tout ça.
C'était la bonne époque, on était insouciant.
Maintenant on est adulte , avec un boulot et un appartement à gérer.
C'est passé vite.
Je suis parfois nostalgique de cette période.
Je ne manque de rien et ça n'a jamais été le cas mais je sais pas, il y a comme un manque.
Ce petit quelque chose qui fait qu'on a toujours ce sourire sur nos lèvres.
Je suis sorti de ma nostalgie par mon téléphone.

-Tom !
-Hey Gustav ! Content de t'entendre.
-Moi aussi.
-Que me vaut ton appel ?
-Réserve ta soirée mon frère je t'emmène boire un coup.
-Désolé Gus, je bosse demain.
-Ah ben justement faut fêter ça !
-Je commence tôt.
-Ah mais tu fais chier. Un resto ça te tente ?
-Seulement si c'est toi qui paye.
-Tu me prends pour qui , bien sûr que je paye ça sera ta récompense pour ton boulot.
-Merci.
-A 20 heures au Conichi ?
-Et en plus tu me payes l'italien ?
-C'est pas la classe ?
-Un peu ouais !
-A ce soir !


Gustav, mon meilleur pote, complètement dégénéré et fêtard comme personne.
Mais vraiment une personne géniale sur qui on peu compter.
Ca fait longtemps qu'on s'est pas fait une bouffe rien qu'à deux.
Faut dire qu'il a aussi son travail qui lui prend beaucoup de temps.
Il est commercial dans l'informatique.
Le plus dur c'est qu'on habite plus dans la même ville même si c'est pas loin.

Je me prépare pour rejoindre Gustav à Hamburg.
Il est 19h30 et si je me dépêche pas je vais être à la bourre la plus totale.
Mais il fallait bien que je m'habille autrement qu'avec mes baggys et t-shirt trop grands.
Le restaurant c'est pas le Mc Do non plus.
Je prends mes affaires et sort sans oublier de faire une caresse à mon chat.
La route n'est pas très longue et il y a peu de monde sur les routes ce qui est franchement sympa.
Je gare et constate que Gustav m'attends déjà.
On se fait une accolade rapide puis entrons.
On s'installe puis en même temps que nous regardons les menus nous discutons de tout et de rien.

-Alors ça y est te voilà enfin dans la vie active, il était temps hein !
-Oh ça va. Les études en psychiatrie sont difficiles et longues et je te rappelle que j'ai fini premier de ma promotion, ce qui n'est point ton cas mon cher Gusti.
-Tais toi mauvaise graine.
Mais ... T'as pas peur de devenir aussi taré que tes patients?
-Gustav ... Je suis sûr de mon choix.
-Et où vas-tu trouver le temps de t 'investir dans ta vie personnelle ?
-S'il te plait, tu sais très bien que je n'en ai pas l'envie pour le moment.
-Tu vas vraiment finir tout seul si tu continues.
-Pour le moment ça me convient.
-Tom ... Je sais que tu mens, ça se voit tu n'es pas heureux, t'as besoin d'une fille !
-Pas pour le moment.
-Qu'est-ce qui te fait peur ?
-Rien, je veux juste pas avoir de relation pour le moment.
-T'aurais pas juste la trouille de goûter au bonheur ?
-Non, mais ma vie me convient comme ça.
On peut parler d'autre chose ?
-Comme tu veux mais crois moi je me fais du souci pour toi.
-Pourquoi ?
-Parce que t'es pas heureux !
-Je me contente de ce que j'ai.
-Ton chat ?
-Et alors ?
-Rien.
-Vous avez choisi ?


Il tombe bien, grâce à lui , une conversation vraiment embarrassante s'interrompt.
Nous commandons et plus un mot n'est prononcé.
La tension est palpable, c'est désagréable.
Pourquoi il a fallu que le sujet revienne sur le tapis ?
J'évite son regard il doit comprendre que je n'ai plus envie d'en parler car il change de sujet.

-Parle moi de ton travail.
-Ben je commence demain dans un hôpital qui ficherait la trouille à n'importe qui.
On dirait un vieux château à l'abandon je te jure !
-Je te l'ai dit , tu vas devenir cinglé à ton tour.
-Très drôle. J'ai déjà eu droit à un comité d'accueil.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Un patient qui m'a traité de tête de n½uds.
-Hahaha à bah tu vas être servi si ils sont tous comme ça !
-C'est un hôpital psychiatrique Gus ...
-Oui c'est vrai ! Et tu vas devoir faire quoi ?
-N'oublie pas que je suis soumis au secret professionnel, en gros je vais devoir les laver, donner les traitements, à manger, et les attacher au cas où.
-Violent.
-On verra.
-Vos plats messieurs.


Notre discussion s'achève là et nous commençons la dégustation de notre plat.
C'est très bon, en même temps le Conichi c'est pas de la merde.
Il a fait les choses en grand le Gustav chéri.
Plus un mot n'est prononcé, manger c'est royal pour nous.
A la fin du dîner , on paye l'addition, et quittons le restaurant , bien repu.
Je me sens même somnoler tellement j'ai trop mangé.
Après une longue étreinte, nous repartons chacun de notre côté.
La route est assez courte et je suis déjà chez moi.
Revoir Gustav m'a fait du bien, il m'a déstressé pour demain.
Oui j'ai peur.
De ne pas être à la hauteur, de faire n'importe quoi ou pire de perdre mon sang froid.
Et il fallait que je ressasse tout ça avant de dormir bien sûr.
Parfait pour passer une nuit d'enfer.
Après être passé par la salle de bain et m'être mis en tenue pour dormir c'est à dire rien du tout , j'éteints enfin cette foutue lumière qui commençait à me faire mal à la tête.

Le réveil est plus que difficile , j'ai très peu dormi, il est 6 heures du matin et je peine à tenir debout.
Je dois avoir l'air d'un débile profond mais tant pis.
Je me douche vraiment vite fait pour ne pas être en retard.
Je stresse énormément j'ai tellement envie que tout se passe bien.
Je petit déjeune sur le pouce, je sais c'est pas bien mais ma gorge est trop nouée.
On dirait une pucelle à son premier rendez-vous sauf que moi c'est pour mon travail.
Comparaison à la con j'en conviens.
Je donne tout de même une papouille à Alinéa et sors enfin de mon appartement douillet.
Ca y est je rentre dans la vie active et c'est dur.
Mais je l'ai voulu alors j'assume.
La route est cool ça au moins ça a le mérite de me détendre , je déteste les bouchons.
Et ça ne le fait pas si j'arrive en pétard à mon boulot surtout que j'ai besoin de tout mon self control pour ne pas péter une durite à la première difficulté.
Je me gare sur le parking réservé au personnel et sors.
C'est toujours aussi sinistre et flippant mais je n'ai pas le temps de m'attarder, il est presque l'heure.
Je franchis le seuil de l'entrée et me dirige directement chez le directeur pour montrer que je suis là et prendre mon planning.
Le stress est présent dans chaque centimètre carré de ma peau mais en même temps je suis excité de commencer.
Je toque brièvement et entre.
Monsieur Bruckmeier me tourne le dos, je ne suis pas sûr qu'il m'ai entendu.

-Hum hum
-Oh bonjour Tom. Ravi de voir que vous ayez su vous lever.
Votre planning est sûr mon bureau , vous commencez avec Madame Constantin , c'est une dame âgée il faudra juste lui apporter son repas et revenir après pour ses médicaments.
-Oh, je ne vois qu'un seul patient ?
-Pardi non ! Mais vous commencez par elle c'est ce que je voulais vous dire.
Eh bien qu'est-ce que vous faîtes encore là ? Au travail !
-Euh oui bien sûr !
-Et avant tout changez vous !
-Pardon oui.
-Arrêtez de stresser , les malades vont vouloir en jouer pour vous manipuler !
-C'est censé me calmer ?
-Non. Au travail.


Bon sang ça commence fort !
Je me dépêche de me changer et d'attacher mes dread et ça y est c'est parti.
Je prends les dossiers pour les médicaments ou autre histoire de pas me planter et vais voir cette vieille dame.
J'espère juste qu'elle est réveillé et de bon poil.
Je trouve facilement sa chambre, c'est dingue comme les couloirs sont vides...
C'est angoissant.
Je frappe pour indiquer ma présence et entre.
La chambre est vraiment simple et je vois une dame vraiment vieille faut le dire dans son lit.
Son regard est vide, elle a l'air ailleurs.

-Bonjour Madame, je suis Tom , je vous apporte à manger.
Comment allez-vous ?


Pas de réaction. Super, le dirlo aurait pu me renseigner un peu plus sur son cas que je n'ai pas de mauvaises surprises.

-Madame ? Je vous apporte le petit déjeuner.
-Du café et du sucre ? Tout de suite Joseph. Oh .... Vous êtes le serveur ?
-Non Madame, je suis infirmier, je vous apporte votre petit déjeuner.
-Vous devriez vous laver les cheveux, c'est plein de n½uds.
-On me le dit souvent.
Votre nuit a été bonne ?


Okay plus de réaction, elle est retournée dans son monde.
J'ouvre les rideaux afin de laisser passer un maximum de lumière, c'est important.

-Je repasserai tout à l'heure pour vos médicaments et vos soins, bon appétit.
-Plus de sucre dans mon café.


Je ressors de la pièce et continue de distribuer les repas avec plus ou moins d'intérêt pour moi.
Pour le moment c'est assez calme mais je doute que ça dure encore longtemps.
En effet quelques mètres plus loin, je vois un patient déambuler dans les couloirs.
Et plus je me rapproche, plus je connais la silhouette de la personne en question.
Mince, cheveux noirs pas coiffés et sales, ça ne peut être que Bill.
Je me demande comment il est sorti de sa chambre.
Je délaisse les plateaux pour m'approcher de lui doucement.
Je ne tiens pas à lui faire peur et déclencher une crise de violence.
Il marche d'un pas lourd, l'air absent, je me retrouve vite à côté de lui.

-Bill, comment êtes vous sorti de votre chambre ?

Il me répond pas et continue son chemin.

-Bill ?

Okay encore un vent, je n'ai pas trop le choix je lui agrippe le bras pour le faire s'arrêter.
L'effet est autant immédiat qu'inattendu.
Il se met à se débattre et même à hurler.
J'essaye de le calmer du mieux que je peux mais rien à faire il continue de se débattre et de me balancer des insultes et autres obscénités.
Il a quand même beaucoup de force on ne dirait pas.
Alertés par les cris, les autres patients se mettent eux aussi à hurler.
Merde merde merde !
Et personne ne vient m'aider.
Je n'ai pas le choix, je serre Bill à la taille et le soulève pour le reconduire à sa chambre.
Je ne sais même pas où elle se trouve, on ne m'a rien dit.
Je fais du mieux que je peux, ce qui n'est pas évident avec cette furie qui me donne des coups pour s'enfuir.
Pourtant quelques instants avant, il avait l'air si calme.
Après quelques de recherches , je trouve enfin une chambre ouverte et vide, je suppose que c'est la sienne.
Je rentre rapidement à l'intérieur sans refermer , impossible.
Je l'allonge sur son lit avec difficultés.
Je n'ai pas envie de faire ça mais j'ai pas le choix , je vais devoir l'attacher.
Soudain il s'arrête de gigoter et se met à parler ou plutôt chanter en me fixant.

-Apportes moi mes cachets, serre bien ma camisole accélère, encore le son de ta voix, ma techno-délire psychedelique , apocalyptico-dramatique.

Puis il s'arrête et fixe à nouveau je ne sais quoi d'un air absent.
Il est retourné dans son monde.
Je suis tétanisé.
Ce gars n'est absolument pas normal.
Enfin comme tous mais lui est ..... Je ne sais pas il a ce petit quelque chose en plus qui le rend mystérieux, attachant mais aussi flippant.
Et cette chanson .... Elle fait froid dans le dos.
Je me demande où il l'a entendu.
Je termine de l'attacher et vais chercher son plateau.
J'espère juste qu'il ne va pas péter un autre câble !
En tout cas je retiens mes collègues, super sympa de m'avoir laissé me débrouiller seul.
Les couloirs sont à nouveau calmes, à croire qu'il ne s'est rien passé, pourtant j'ai vraiment eu très peur.

Ellipse

Je suis autour d'un café chez Gustav, j'avais besoin de lui parler.
Deux semaines de travail et j'en peux plus.
Je suis fatigué, des cernes énormes ornent mon visage légèrement creusé.
Ce job n'est pas comme je l'imaginais, non seulement je ne m'entends pas avec mes collègues mais en plus je ne m'adapte pas à cette vie.
Toute leur misère m'affecte beaucoup trop surtout Bill.
Personne ne s'occupe de lui, personne ne va lui rendre visite non plus.
Il semblerait qu'il n'ait aucune famille ou amis.
Le directeur reste très évasif à son sujet.
Il me dit juste de ne pas trop me préoccuper du pourquoi du comment.
Comment je peux l'aider en ne sachant rien de lui à ce moment là ?
Ils ont tous l'air d'en avoir rien à faire de leurs états d'âme.
Jamais ils ne cherchent à discuter avec eux.
Comme ci c'était des pestiférés, ce comportement me dégoûte.
Je suis pas comme ça, je suis pas comme mes collègues.

-Tom arrête de te torturer l'esprit.
-J'y arrive pas Gus, je sais plus quoi faire pour les aider.
-Je suis sûr qu'ils te sont très reconnaissants.
-Comment le savoir ?
-Tu t'occupes d'eux mieux que tu t'occupes de toi même. Prends du temps pour toi aussi !
-J'ai pas le temps de me reposer !
-Tu vas finir par dépérir aussi.
-Quand même pas.
-Tu veux pas t'amuser un peu ? Ce soir ...
-Non je n'aime pas trop me mêler à la foule et tu le sais.
-J'abandonne ...


Je finis mon café et dis au revoir à Gustav.
Je reprends le boulot mais j'avais besoin de faire ma pause hors de ces murs où tant de souffrance et de non dits règne.
Je suis toujours angoissé d'aller là bas, peur qu'un patient ait fait une connerie ou autre.
J'ai à peine le temps d'entrer que des hurlements se font entendre.
Je reconnais cette voix, c'est Bill.
Je cherche pas à comprendre et cours jusqu'à sa chambre.
Je vois alors un de mes collègues, Francis le brutaliser.
Je vois rouge et le déloge du corps de Bill, je le vire sans ménagements en lui hurlant dessus que si il recommence ça risque de mal se finir pour lui.

-Pfff ils sont tous tellement débiles , on peut leur faire ce qu'on veux, jamais ils ne diront rien, qui te croirait ?

Il ne me laisse pas le temps de répondre et se tire avec un sourire victorieux.
Il a raison, qui me croirait ?
Ils se fichent pas mal de Bill ou des autres, tout ce qui leur importe c'est leur salaire.
Car oui, avec la prime de risques, ça paye bien.
Je reporte mon attention sur le brun.
Il fixe le mur devant lui, le regard dans le vague. Comme ci rien ne s'était passé.
Aucune trace de peur sur son visage, rien.
J'ai l'impression qu'il est dépourvu d'émotions.
Il est étrange.
Depuis le temps que je suis là, je n'arrive toujours pas à le cerner, ni à prévoir ses crises.
Certains patients s'ouvrent légèrement à moi, c'est un gros effort pour eux de s'efforcer à rester dans la réalité mais une belle victoire pour moi.
J'aime passer du temps avec eux, ne pas me presser, les écouter quand ils sont lucides et capable de parler un peu.
Bill lui ne parle jamais, sauf quand il fait ses crises de violences.
Il ne bouge pas, ne marche presque pas quand il est en promenade.
Rien ne semble l'atteindre.
Pourtant je suis sûr que si il s'ouvrait un peu, il serait capable de beaucoup de choses.
Seulement il est trop enfermé dans son univers, je ne sais pas à quoi il pense...
Je m'approche de lui avec lenteur.
Je ne veux pas l'effrayer.

-Tout va bien Bill ?

Comme je m'y attendait, il ne me répond pas.
Pourtant j'aimerai beaucoup.
Il est tellement attachant.
Si je ne craque pas et reste dans cet hôpital c'est bien pour lui.
On ne peut pas le détester c'est impossible et pourtant...
Personne ne s'occupe vraiment de lui, comme si il était transparent.
Et c'est loin d'être le cas.
Il a ce petit quelque chose qui fait qu'on a toujours envie d'aller vers lui, de passer des heures à ses côtés.
J'aime être en sa compagnie, je me sens bien, entier.
Je ne sais même pas si il me remarque.
Le directeur lui a bien remarqué le fait que j'aime m'occuper de lui.
Il m'a fait passer un sale quart d'heure ce jour là.
Me rappelant qu'il y avait d'autres patients et surtout que je n'étais pas sa nounou.
Je n'ai rien dit car il a raison mais quand même.
Je regarde ma montre et m'aperçois que c'est l'heure de la promenade.
Seulement ce n'est pas de Bill dont je m'occupe aujourd'hui, curieusement j'ai été très déçu.
Je suis accro à sa présence.
Je comprends pas pourquoi...
Je caresse délicatement ses cheveux pour attirer son attention.
Mais il ne réagit pas.
Mon c½ur se serre légèrement.
Là non plus je ne comprends pas ce qu'il m'arrive.
Tout est différent avec lui.
Je retire ma main de ses cheveux et me lève.

-Je reviendrai pour votre dîner, là c'est l'heure de la promenade, profitez un peu, il fait très beau.

Il ne me répond pas mais j'ai toujours cet espoir.
Je vais voir mon patient, un homme d'environ 35 ans , très gentil .

-Alors Gary, prêt pour la promenade ?
-Oui !
-Alors c'est parti.


Aujourd'hui est une très belle journée, il fait agréablement doux , les patients ont l'air de se sentir beaucoup mieux et moins stressés.
Je regarde les alentours et tente de voir où est Bill.
Il est avec une infirmière.
Sa tête est baissée, il n'a pas l'air à l'aise.
J'ai envie d'aller le voir mais c'est impossible.

-T'as une amoureuse ?
-Gary ! Vous êtes bien curieux.


Il rigole, moi aussi.
Ca me fait du bien de rire un peu.
Gary est quelqu'un qui a le don de redonner le moral.
Il est très bavard , comparé à beaucoup d'autres.
Il est un peu simplet , sa famille ne voulait plus s'occuper de lui , alors le voilà.
On fait le tour du parc, profitant du calme des lieux.
La ballade se termine, avant de retourner dans leur chambre, certains peuvent aller dans la salle de repos , il y a une télé et des tables pour faire des jeux.
C'est convivial.
Je surveille en général pour voir si tout se passe bien.
Quand je disais que c'était une prison...
Ce n'est pas la confiance qui règne.
Ils ne sont pas tous si dangereux que ça.
Mais ça fait parti de mon travail alors j'accepte.
La plupart ici se reposent, profitant d'être en dehors de leur chambre qui les garde prisonnier et exclus de la société.
Je vois Bill, seul , à l'écart , ne faisant rien.
Cette vision me fend le c½ur.
C'est dingue comme il m'obsède.
Mais merde il m'arrive quoi ?
J'ai l'impression d'être une collégienne ...
Gustav avait peut-être raison, je deviens aussi dingue que mes patients...
Non Bill n'est pas dingue.
J'ai envie d'aller le voir , qu'il s'intègre.
Seulement je ne peux pas me permettre de laisser les autres sans surveillance.
La petite pause détente se termine déjà.
Chaque infirmier va chercher un patient, ils ne sont pas nombreux , à peine cinq mais si ils font une crise c'est du sport.
Comme je vois que personne ne vient chercher Bill, je décide de m'occuper de lui.
Ce qui me réjouis intérieurement faut bien l'avouer.

-Bill, il va falloir remonter à la chambre, on y va ?

Il ne dit rien, mais se lève et avance sans m'attendre.
Il m'entend donc mais ça me fait bizarre qu'il m'ignore, aucune émotion ne paraît sur son visage.
Mais je le rattrape , on ne sait jamais.
Je lui prends délicatement le bras pour le ramener à sa chambre.
Il regarde ses pieds tout le long du chemin et moi je dois regarder un minimum devant moi pour ne pas me prendre un mur.
Je suis trop occupé à détailler le moindre de ses gestes, la moindre mimique.
Il me fascine comme jamais personne m'a fasciné.
Il est magnifique.
On est déjà arrivé à sa chambre.
Dommage j'aurais voulu passer plus de temps avec lui.
J'ouvre sa porte et il entre sans un regard pour moi.
C'est dur.
Mais c'est ainsi.
Puis il s'arrête au milieu de la pièce et ce retourne vers moi.

-Qu'y a-t-il Bill ?

Il répond pas mais pointe de doigt son lit.
Oui je vois pas trop ce qu'il veut.

-Vous voulez aller dans votre lit, c'est ça ?

Il hoche la tête , il est vraiment trop mignon.

-Vous pouvez y aller.

Mais il n'y va pas et continue de pointer son lit du doigt tout en fixant.
Il me demande silencieusement quelque chose mais quoi ?

-Vous voulez que je vous aide ?

Nouvel hochement de tête.
Je ne le montre pas mais à ce moment là mon c½ur bat beaucoup plus vite.
Car pour la première fois, il m'a demandé quelque chose, car il m'a regardé.
Il ne m'a pas ignoré.
Je m'avance vers son lit pour défaire les couvertures, lui ne bouge pas, se contentant d'observer mes faits et gestes.
Il est juste adorable.
Une fois fini, je tends ma main vers lui pour lui faire comprendre qu'il peut venir.
Sa démarche est lente , mais je m'en moque, pour lui j'ai le temps.
Une fois arrivé à ma hauteur il s'arrête et me fixe.
Ses yeux sont magnifiques.
Il se penche vers moi et me colle un tout petit bisou sur la joue avant de se mettre dans son lit.
Je reste pétrifié , le c½ur battant à tout rompre.
Il m'a embrassé , ses lèvres sont douces !
J'aurais jamais cru ça !

Ellipse

Je me retourne sans cesse dans mon lit.
Bill me hante, ses lèvres aussi.
Des images plus qu'obscènes me viennent en tête.
Lui nu, sous moi, le caressant partout.
Rien ne serait plus excitant que de tenir son sexe entre mes mains, de le sentir gonfler et pulser entre mes doigts.
Je le vois aussi me branler pendant que nos lèvres et nos langues s'apprivoiseraient.
Puis le moment serait venu de lui écarter ses cuisses fines, blanches que je devine aussi douces que ses lèvres.
Il me lècherait les doigts pour que je puisse le préparer.
Il écarterait encore plus les cuisses pour se dévoiler entièrement à moi.
Et je le verrai.
Son endroit le plus intime.
Ce petit trou rose sensible, mystérieux, désirable qui ne demande qu'à être pénétré, rempli.
Ce trou magique renferme le vice, la luxure, le plaisir de la chair.
Mais il doit être choyé , préparé avec douceur et amour.
Ce que je ferai.
En lui enfonçant un doigt tout doucement pendant que je détournerai son attention en lui léchant sa queue.
Il gémira sous mes caresses sur et dans son corps.
Il s'ouvrira un peu plus pour moi.
Afin d'accueillir mon sexe qui gonfle un peu plus pour lui.
Ses gémissements m'exciteront plus que de raison.
Un autre doigt le pénétrera pour mieux l'ouvrir, mieux le préparer, plus l'exciter encore.
Je découvrirai l'intérieur de son corps désirable, le faisant crier de plaisir pendant que je continuerai de le lécher et de chercher une petite bosse qui fait des miracles.
La pièce deviendra chaude, très chaude, l'air sera irrespirable , suffocant mais on s'en foutra, trop occupés aux plaisirs de la chair.
Puis il me suppliera d'aller plus loin.
Il me stoppera juste avant de jouir.
Il me dira des mots vulgaires, excitants.
Il me demandera de lui faire l'amour.
Et je dirai oui.
A mon tour il me préparera avec douceur, découvrira la douceur et l'humidité de mon sexe qui pulsera sous ses mains.
Il se rallongera en écartant à nouveau les cuisses.
Une pointe d'inquiétude dans les yeux.
Il aura peur.
Mais je le rassurerai par mes lèvres partout sur lui pendant que je m'installerai sur son corps.
Nos sexes se toucheront , nous faisant gémir.
Je me frotterai doucement contre lui, il suivra mes mouvements de bassin pour avoir plus de plaisir.
Je n'irai pas trop vite pour ne pas le faire venir trop vite.
Il n'en pourra plus, il me dira qu'il me veut en lui.
Ce que je ferai.
Je prendrai mon sexe dans ma main, pour me guider.
Il touchera son anus qui se contractera au touché.
Je jouerai un peu avec , en frottant mon sexe contre son trou jusqu'à ce que la respiration de Bill me rappelle à l'ordre.
Je soulèverai délicatement son bassin pour avoir un bon angle.
Je lui caresserai ses fesses rondes et fermes pour finir de le détendre.
Il me regardera droit dans les yeux, me suppliant d'y aller.
Le moment sera venu.
Je soufflerai un bon coup et je reprendrai mon sexe dans ma main.
Mon sexe cognera contre son anus et je l'embrasserai en même temps que j'entrerai en lui.
Tout doucement, pour que l'on puisse savourer cet instant unique.
Tendrement pour ne pas lui faire mal.
Je prendrai mon temps pour lui faire ressentir mon sexe détendre ses chairs et avancer à l'intérieur de son corps.
Une fois au bout j'attendrai qu'il s'habitue.
Je lui dirai des mots doux.
Je lui prouverai mon amour en m'unissant à lui pour ne faire qu'un.
Au bout d'un moment, ses yeux me diront qu'il veut plus.
Je bougerai mon bassin avec lenteur.
Han oui ça sera délicieux.
Je lui caresserai les cheveux pendant que je continuerai mes mouvements doux en lui.
Je gémirai que c'est bon , que j'aime lui faire l'amour.
Il me dira que je lui fait du bien.
Mes pénétrations seront sensuelles, consumants nos corps et nos âmes petit à petit.
Je lui ferai connaître l'ivresse de l'amour.
Mes va et vient nous feront perdre la tête.
La pièce sera bouillante de notre étreinte.
Bill transpirera , sera réduit à un corps gémissant son bien-être.
Il me demandera d'aller plus vite, plus profondément en lui.
Tout ce que tu veux mon ange.
J'accélérerai progressivement pour retarder ce moment.
Rester le plus possible unit avec toi.
Profiter de la douceur de ton corps et de la chaleur de celui-ci.
Me sentir à ma place, dans tes bras.
Je sentirais à tes petits cris sexy que je ne suis pas loin de ta petite bosse faiseuse de miracles.
Je relèverai ton bassin et tu enrouleras tes jambes contre mes hanches.
Han oui, sensation divine, pénétration plus profonde, cris plus intenses.
Je ne suis pas loin, je le sais.
Je te torture encore un peu et donne un gros coup de bassin.
Tu cris , tu hurles que c'est bon.
Tu en veux encore, tu me supplies de recommencer.
A tes ordres mon amour.
Je redonne un fort coup de rein.
Tu cris encore, moi aussi.
C'est divin.
Faire l'amour avec toi c'est le paradis.
Oui , oui ça l'est.
Je prendrai ton sexe pour te branler.
Tu fermes les yeux, ta bouche s'ouvre pour happer de l'air.
Tes cheveux collent à ton front.
Tu es magnifique.
Tu vas jouir.
Moi aussi.
Ma bite se gonfle de plus en plus.
Mes testicules se durcissent.
Ma bouche bouffe ton cou.
Mes dents marquent ta peau.
Tu hurles à présent.
Tu dis que tu vas jouir.
Oui mon ange.
Jouis pour moi.
Je vais plus vite.
Mon bassin claque contre tes fesses moites.
Douce musique érotique.
Ton sexe se tend, tout comme ton corps.
Tu laisses jaillir ton plaisir.
Tu exploses tel un volcan.
Mon Dieu tu es beau.
Tu resserres tes muscles contre mon pénis.
Merde merde merde , je vais jouir à mon tour.
Oui !
Je t'aime Bill.
Ah , ah , ah.

-Je t'aime !
-C'est pas bientôt fini ce bordel, y en a qui veulent dormir !


Putain de bordel de merde !
Je n'ai jamais eu un orgasme pareil.
Je me suis branlé en pensant à Bill.
J'ai crié mon amour pour lui.
Bon sang , oui je l'aime.
Comme un fou.
Comment j'ai pu ne pas le remarquer avant ?
Ca ne s'explique pas.
La sonnerie de mon téléphone interrompt mes pensées.
A cette heure-ci ça ne peut être que l'hôpital.
J'ai soudain peur.

-Allô ?
-Tom désolé de vous déranger si tard mais nous avons un gros problème avec Bill...
-J'arrive tout de suite !


Je ne lui laisse pas le temps de répondre et fonce m'habiller sommairement.
Bill , que t'arrives-t-il ?
J'ai peur qu'il soit arrivé quelque chose.
Mes larmes brouillent ma vue , c'est pas super pratique pour rouler.
Mon esprit est juste focalisé sur lui.
J'arrive en un temps record à l'hôpital.
Je cours comme un fou jusqu'à ce que j'aperçois le directeur.

-Tom.
-Où est-il ? Que s'est-il passé ? Il va bien ?
-Calmez vous. Je vais vous expliquer. Il a eu une nouvelle crise après avoir fait sûrement un mauvais rêve.
Il hurlait et ne réclamait que vous. Impossible de s'approcher de lui.
Alors on vous a appelé.
Il est dans sa chambre.
-Je vais le voir.


Je cours dans les couloirs afin d'atteindre sa chambre au plus vite.
Il m'a réclamé , il a besoin de moi.
Cette pensée réchauffe mon c½ur.
J'ouvre sa porte en étant le moins brusque possible.
Je ne veux pas lui faire peur.
La pièce est plongée dans le noir mais je distingue facilement ses petits gémissements mêlés à ses pleurs.
Non petit ange ne pleure pas.
Je m'avance vers lui avec prudence.
On dirait un petit chiot apeuré.

-Bill ? C'est Tom. Je suis là.

Il relève la tête et me regarde.
Je frémis.

-Tom.

Première fois qu'il prononce mon prénom.
Je fonds.

-Oui c'est moi.
-Pour de vrai ?
-Pour de vrai.


Je m'agenouille en face de lui.
Je ne sais pas quoi faire.
J'ai peur de lui faire du mal.
J'ai peur de le perdre.
Il s'avance vers moi et pose sa tête sur mon épaule.
Je frissonne et ne peux résister , je l'enlace fermement.
Par peur qu'il s'échappe.
Dans ses bras je sens complet, enfin là où je dois être.
J'embrasse son front, ses cheveux.
Je ne contrôle plus rien.
Je nous berce pour qu'il se calme.
Et moi je pleure. Tellement je l'aime.
A la folie.

-Pourquoi tu pleures ?
-Parce que j'ai eu peur pour toi.
-Pour moi ?
-Oui.
-Pourquoi ?
-Parce que je t'aime.
-Ca veut dire quoi.... Aimer ?
-Ca veut dire que tu ne peux plus te passer d'une personne, que tu veux toujours être avec.
-Alors je t'aime aussi.


Putain je pleure encore plus.
Il m'aime... Il m'aime !
Je le serre encore plus fort contre moi.
Je suis heureux.

-Je t'aime tellement Bill !
-Dis, tu m'apprendras l'amour ?
-Tout ce que tu veux !


A cet instant plus rien n'existe hormis lui et moi.
J'ai compris qu'il me laissait entrer dans sa bulle.
Dans son monde.
J'entends vaguement la porte se refermer.
Enfin seuls.
Je le serre fort contre moi.
Je me shoote à son odeur.
J'imprime chaque effluve de son parfum dans ma tête.
Je me sens enfin moi-même.
Dans les bras de Bill.
Cette personne si mystérieuse et formidable à la fois.
Je suis heureux de l'avoir rencontré.
Même si cet amour est étrange, inconditionnel, peut-être même interdit, je m'en fou.
Pour lui je pourrais décrocher la Lune, même plus.
Car quand on aime, on ne compte pas.

*****

Fin de cette histoire, je sais elle est pas terrible c'était l'un de mes tout premiers OS, dîtes moi ce que vous en pensez s'il vous plaît ! Bisous

Coucou ! Je vais commencer à écrire la suite de cet OS qui sera un TS finalement, même si j'ai pas beaucoup de lecteur pour le moment c'est pas si grave, bisous !
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#Posté le jeudi 03 juin 2010 07:16

Modifié le samedi 19 juin 2010 13:39

Happy Halloween Bill

Happy Halloween BillJe hais ce jour stupide, fêter les morts, ils sont morts justement, qu'est-ce qu'on s'en fiche, paix à leur âme et puis c'est tout !
Je déteste, c'est commercial, juste pour faire acheter des foutus bonbons et se choper des carries !
J'aurais préféré oublier ce jour qui en plus se fête avec ses amis, déguisés, t'as l'air ridicule, tu te bourres la gueule, tu jettes du papier toilettes sur les arbres et maisons tellement t'es déchiré.
C'est nul, parce que je suis tout seul, ouais je suis Bill, un bouffon de seize ans, homo, qui n'a aucun amis.
Mon style leur plait pas, ma tête non plus, je suis bizarre selon eux, je suis trop fille, alors que j'ai un penis et non des seins.
Je me maquille, ça fait trop tapette, j'ai les cheveux noir, ça fait vampire, ils disent que pour moi, pas besoin de me déguiser, Halloween c'est tous les jours.
Je parle pas beaucoup, ça fait peur, ça intrigue.
J'aime pas être seul, mais j'y peux rien.
Personne me parle, personne m'aime et moi j'en aime un.
Il s'appelle Tom, il est brun, il est canon, il est sociable, il est plus vieux, il est plus grand, il me fait me sentir dur.
Mais Tom, il est hétéro, il a une copine, même pas salope, au contraire, blonde mais pas vulguaire, pas une grosse poitrine, c'est pas la pouffe du lycée, se vantant d'être la meuf du gars le plus canon que la Terre ait portée.
Elle est intelligente, et tout le monde l'aime.
Pff je la déteste.
J'ai pas envie d'aller au lycée pour voir ces têtes de cons, je veux voir Tom, enfin observer le moindre de ses mouvements, tics, si seulement il savait qui je suis.
Voilà le problème, je ne suis rien à ses yeux, il ne sait pas que j'existe, je suis invisible.

-Bill mon chéri, il faut que tu t'actives, tu vas rater le bus.
-Maman, je suis plus un gamin, je serai à l'heure comme d'habitude, arrête de stresser.
-Je suis pas angoissée, je veux pas que tu sois en retard et que tu te fasses virer !
-C'est bon, c'est bon.


Ma mère est toujours comme ça, une stressée de la vie qui enchaîne café sur café pour tenir le coup à cause de son métier qui ferait s'arracher les cheveux de beaucoup de gens.
Bref je vais pas la rendre plus hystérique qu'elle ne l'ai déjà et alors que je m'apprête à ouvrir la porte de notre luxueux appartement elle me retiens.

-Au fait je suis pas là ce soir je suis invitée à une soirée tu sais ...
-Oh oui, ben amuse toi bien alors.
-Et toi chaton, tu ne vas pas à cette soirée organisée par ton lycée ?
-Maman ....
-Excuse moi, mais Bill, tu peux pas t'isoler toujours comme ça, apprends à aller vers les autres.
-Ils sont tous cons tu le sais, bourrés de préjugés. Je ne suis que le nouveau bizarre.
-Dis pas de bêtises, je suis sûre qu'ils ne demandent qu'à être ton ami.
-Tu les connais pas !
-A ce soir amuse toi bien !
-C'est ça.


Genre je vais me faire des amis à ce stupide bal ... Je suis arrivé à Salem pendant les grandes vacances, ce trou est tellement pommé, que tout le monde se connait, quand j'ai débarqué à la rentrée, les gens me dévisageaient, je me suis pas senti à l'aise du tout, je n'aime pas trop être le centre d'attention.
Et puis, je suis timide, je fais rarement le premier pas alors les autres ont du croire que je les snobais, ce qui était pas le cas.
Faut avouer qu'ils ne m'intéressent pas vraiment, je suis un citadin, la ville me manque, c'est indéniable, y a pas beaucoup de magasins ici, ni de cinéma, une ville de vieux, qui n'a rien à voir avec Los Angeles, il n'y a pas la mer non plus, ouais tout est différent.
Et puis mes "amis" ne sont plus là, enfin je traînais avec eux, ils me rejetaient pas. Enfin il faudra que je m'y fasse, ma vie est ici.
Pour une fin octobre, le temps est clément, les feuilles orangées tombent créant un parterre chaud et rassurant, j'aime l'autonne, les couleurs sont si belles, il ne fait pas trop chaud, j'aime pas la chaleur, les feuilles se meurent pour mieux renaître après l'hiver, cette saison est hors du temps pour moi.
Le trajet fût rapide, le lycée se montre, les élèves arrivent, certains sont déjà déguisés trop impatients de faire la fête, ils ont l'air ridicules mais ça n'a pas l'air de les déranger.
Je me pose à un endroit, et m'allume une cigarette, je m'amuse à faire des dessins en recrachant la fumée, esseyant de ne pas penser à cette journée qui s'annonce ennuyante et trop festive à mon goût.

-Excuse moi tu n'aurais pas du feu ?

Je relève la tête et ... Décrochement de la machoire et rougissement incroyable, Tom ... Tom Kaulitz me demande du feu ! Oh mon Dieu qu'il est beau ! Qu'il s'en bon ! Que je m'emballe pour rien !

-Mais si tu n'en n'as pas, c'est pas grave hein.

Eh merde je dois avoir l'air d'un abruti trop coincé, je tente de me reprendre et bafouille un "sij'enaiun" tellement rapidement qu'il a pas du comprendre.
Je lui tend mon briquet et nos mains s'effleurent, oh mon dieu, oh mon dieu sa main est merveilleusement trop douce et chaude! Et merde je rougis encore !
Il allume sa cigarette de façon si sexy, je louche sur ses lèvres pleines que j'imagine encore plus douces que ses mains, han ses mains, elles doivent faire des merveilles ! Oh non faut pas penser à ça ! C'est pas le moment.

-Merci euh ...
-Bill, je m'appelle Bill.
-Ok Bill, à bientôt alors.
Oui...


Il m'a appelé par mon prénom ! Je suis amoureux ! Il l'a prononcé d'une façon si ... sexy et sensuelle !
J'en tremble encore !
Il m'a parlé ! Il m'a dit "A bientôt" , ma journée commence trop bien ! Je dois avoir un sourire niais mais je m'en fou, il est trop trop beau et sa voix, wahou !
Rien ne peut entâcher ma journée, pas même la sonnerie.

[...]

En fait il y a bien quelque chose qui entâche ma journée, la copine de Tom, accrochée à son cou entrain de l'embrasser de manière languoureuse dans la file pour aller à la cafèt.
Ca me tiraille les trippes désagréablement, les larmes montent mais que je suis con ma parole, chialer pour un gars qui a du m'oublier, mais ... sa façon de me sourire m'a retourné le cerveau, ça va vraiment plus.

-Isabel, tu viens à la soirée ?
-Oh, non Tomi je suis désolée, mais mes parents veulent pas me laisser sortir tu comprends ?
-C'est dommage, pour une fois qu'on allait s'amuser un peu, ils sont toujours aussi strictes tes vieux.


Mon cerveau se déconnecte alors comme ça, la copine de Tom ne va pas à la soçirée ? Ca m'intéresse beaucoup !

-Oui mais te prive pas, va à cette fête.
-T'es sûre ?
-Puisque que je te le dis.


Tom va à cette soirée, mais c'est super trop cool ! Sans sa copine, la chance est de mon côté.
Il faut que j'y aille, faut que je tente ma chance, après tout pendant Halloween, tout est différent, il n'y a pas de barrières, pas d'interdit.
Et si je ne le fait pas, je le regretterai toute ma vie.
Tom me fait trop envie, il se passe tellement de choses dans ma tête quand je pense à lui, en plus il pourrait aimer, ouais qui sait.
On peut toujours rêver, au pire ça me changera les idées.

[...]

Je me dépêche de rentrer chez moi pour être prêt pour cette soirée qui promet d'être chaude.
Si je veux avoir Tom, il va falloir que je mette les chances de mon côté.
Je mange vite fait un bout et fonce dans la salle de bain où une longue et chaude douche m'attend.
J'en profite pour m'épiler partout, ça commençait à être trop poilu. Je fais plusieurs soins pour mon corps et mes cheveux et sort de la douche sous un épais nuage de buée.
Je me sens mieux même si je suis nerveux. L'idée de me prendre un rateau et de me taper la honte ne m'enchante guère.
Puis je suis timide, je sais même pas si j'en suis réellement capable. J'aurais du faire du yoga pour me détendre, non ça n'aurait pas marché, je m'apprête à faire un truc tellement dingue, ça me ressemble pas.
Faut prendre des risques non ? Alors je tente.
Je me plante devant mon armoire et là gros dillemme, que mettre ?
Il faut venir costumé comme le veut la tradition mais j'ai pas vraiment de fringues adaptées.
Je suis mal, je suis mal. Et si ... Nan quand même pas.

Me voilà à nouveau devant une armoire, celle de maman, ouais je suis fou, je vais me déguiser en fille aguicheuse et bien salope.
On a qu'une vie et je ressemble déjà à une nana alors autant que ça me serve.
Je prends ce dont j'ai besoin, je fais à peu près la même taille qu'elle, j'ai de la chance.
Je m'habille, me maquille de manière plus sombre que d'habitude, mets des faux cils très longs pour ma coiffure je les lisse au max et les crêpe légèrement derrière pour le volume, j'exagère le blush et mets du rouge intense aux lèvres à la place de mon gloss.
Je mets ensuite des talons très compensés type Jeffrey Campbell et me regarde dans le mirroir.
Wow, je ressemble plus qu'à une fille, c'est frappant, voir dérangeant, mais c'est le temps d'une nuit, demain je redeviendrai juste Bill.
Je regarde l'heure sur la pendule et constate qu'il est plus que temps que je me mette en route si je ne veux pas être en retard, faut faire bonne impression quand même.
Je prends mon sac avec mes papiers et sors de l'appartement.
Je reserre ma veste contre moi, le temps s'est considérablement rafraîchi.
Le ciel est noir, sans étoiles pour illuminer le ciel trop sombre à mon goût.
Les enfants ont revêtus leurs plus beau costumes, ils déambulent ensemble ou avec les parents dans la rue, toquant aux portes, tendant leur besace en disant "Des bonbons ou la vie" aux habitants des maisons.
Je souris à ce spectacle si mignon qui me rend nostalgique, j'adorais fêter Halloween avec mes parents, on allait voir les voisins dans la rue, dévalisant leurs bonbons et ensuite on rentrait à la maison creuser une citrouille pour y mettre une lucarne et ensuite on s'installait devant la télé à regarder des films d'épouvante tout en s'empiffrant de douces sucreries si dûrement acquises.
Enfin c'était le bon temps.

Je continue d'avancer en cette nuit de pleine lune, je souris en remarquant ce détail, me disant que ce ne sera pas comme les autres, ça c'est sûr.
Mon coeur bat plus vite à mesure que j'arrive devant le gymnase où se déroule la soirée.
Je regarde un peu qui est présent, tout le "gratin" du lycée est présent bien sûr, j'hésite un peu à entrer, de la musique s'échappe du lieu, ça a l'air déjà bien commencé.
Des personnes me dévisagent, ne me reconnaissant visiblement pas.Tant mieux, j'ai pas envie de me faire insulter.
Je me décide finalement à entrer, il y a déjà du monde comme je m'y attendais bien qu'on soit un petit lycée.
J'essaye de me faufiler afin de me poser à un coin tranquille mais la foule est dense et compacte, je me sens serré mal à l'aise.
Je n'aurais peut-être pas du venir finalement. Je déteste me sentir comme dans un étau.
Je dois être claustrophobe. Ouais sûrement.
Je me dirige vers la bar improvisé comme je peux, entre les corps déjà enlacés, c'est compliqué.
La chaleur est étouffante, je déteste ça je me sens collant, ça me répugne.
Une fois arrivé je me jette comme un assoifé sur les boissons, d'accord entre le cidre, le jus de fruits, l'eau et les sodas je suis servi... J'ai besoin de me bourrer la gueule pour avoir du courage, je vais visiblement devoir me passer de l'alcool. Tant pis je vais me contenter de soda.
Je m'assois un peu à l'écart et cherche une personne particulière.
Le temps passe, des gars m'invitent pensant que je suis une fille et quand je les remballe avec ma voix grave, ils s'en vont, dégoûtés et confus.
Et bien sûr pas de trâce de Tom, je désespère en plus je m'ennuie à mourir.
J'aurais pas du venir, c'était une mauvaise idée.
Qu'est-ce qui m'a pris de me lancer dans une telle aventure ?
Je me sens tout d'un coup très bête d'avoir cru que quelque chose pouvait se passer entre nous, même pour une nuit, enfin je sais que je ne saurais me contenter de baiser juste une fois avec lui.
J'avais de l'espoir pour une fois.
Ca m'apprendra, foutus sentiments, ça ne devrait pas exister, ça fait bien mal quand on s'apperçoit que c'est juste pas possible.
Il n'a pas l'air méchant du tout, je veux dire, malgré son style rappeur et ses tresses, c'est pas un voyou, il se bat pas, ne se shoute pas, il paraît même qu'il travaille bien, ses fréquentations ont l'air bonnes, il est fidèle à sa copine en apparences.
Sa copine, sa putain de copine est une autre partie du problème, il est trop hétéro ça se voit, il transpire la virilité bien que ses traits soient aussi fin que les miens.
Son attitude est masculine, il fait des trucs de mecs ...
Il est tout ce que je ne suis pas, faut se rendre à l'évidence.
Tom est un fantasme, mon fantasme, je pourrais toujours m'imaginer faire des choses avec lui, le toucher, l'embrasser, l'aimer comme personne ne l'a jamais aimer, le lui prouver de plein de manières différentes.
Qu'est-ce que je suis... Gay. Ouais je suis foutrement homo et je peux pas forcer un gars à changer son orientation sexuelle, ça serait trop beau.
Alors que je continue de ruminer dans mon coin, je le vois enfin arriver avec des amis.
J'en suis bouche bée, il est juste bandant, tellement que je sens mon bas ventre chauffer, merde je pensais pas qu'il pouvait être encore plus beau qu'il ne l'est déjà !
Son costume de vampire chic lui va à merveille, ses fausses dents lui vont à ravir, j'aimerai à cet instant qu'il me morde, c'est tellement érotique un vampire en fait, je fantasme totalement sur cet être purement sexuel en cet instant.
Je ne dois pas être le seul car il envoûte visiblement la foule autour de lui, son charme naturel magnétise, fascine, suscite la jalousie mais aussi le respect.
Qu'est-ce que je gagatise c'est pas croyable. Je me sens pathétique.
Mais j'y peux rien si je redeviens une collégienne quand je pense à lui.
Il discute joyeusement avec plusieurs personnes, en salut d'autres.
Il a l'air dans son élément, il aime être entouré ça se voit, tout le contraire de moi.
Pourquoi il n'y a pas de boissons alcoolisées ? C'est le bon moment de noyer son chagrin dans l'alcool non ?
Toute envie de le draguer m'a quittée, j'ai plus la motivation pour ça, j'ai été idiot de croire ...
Je m'y attendais, certes, mais j'ai eu de l'espoir, conneries.

-Bill ?!

Je relève brusquement la tête et me fige sur place. Oups pas rougir, pas rougir... Trop tard.

-Je savais pas que t'allais venir, tu es tout seul ?

Je me contente de hocher positivement la tête, incapable d'articuler un mot.

-Dis donc t'es pas bavard t'as perdu ta langue ?

Pour toute réponse je lui tire puérilement la langue et regrette immédiatement mon geste, lui se contente de sourire, je dois l'amuser.

-Et pourquoi tu n'es pas avec tes amis ?

Je baisse la tête.

-Pas d'amis. Je chuchote.

-Oh, je suis désolé, et hum je peux savoir pourquoi ?

Je prends une grande inspiration et lui explique pourquoi.
On discute pendant un petit moment, apprenant à nous connaître. Il a été très surpris de me voir dans cette tenue, il n'était pas sûr que c'était moi, j'ai rougit comme une fille et lui a éclaté de rire me trouvant "adorable", renforçant ma gène.
Ce gars est vraiment extra, drôlissime et bourré d'humour. Bref mes sentiments se renforcent. Tiraillements désagréables dans le ventre.

-Et toi, les amours ? Une copine ?
-Oh.... Non.
-Quoi ? Impossible ! Avec ton look tu dois toutes les avoir à tes pieds !
-Tom ...
-Non je comprends pas, elles sont aveugles hein ?
-Tom...
-Oui c'est ça, comment elles ne peuvent pas craquer devant ta bouille ?
-TOM !
-Oh pardon, je suis parti un peu loin dans mes délirs je crois.
-En effet, tu me laisses te dire pourquoi ?
-Oui je veux comprendre.
-Ben en fait, hum han c'est gênant.
-Oh allez fais pas ton timide.
-Je suis timide.
-Excuse moi, je suis quelqu'un de très bavard et ... Fin j'ai pas trop l'habitude de parler avec des gens trop timides.
-Oui je vois.


Allez Bill courage, c'est pas si dur, après tout, c'est pas comme si tu allais avouer un de tes plus grand secret, car j'ai beau avoir accepté mon homosexualité, ce n'est pas pour autant que je le cris haut et fort.

-En fait, hum ben, les filles c'est pas mon trucs, c'est trop ... filles.

Il me regarde l'air ahuri et se met à éclater de rire, ok il se fou de moi ou quoi ?
Je me sens blessé tout d'un coup, il doit être homophobe, ouais c'est ça, il me déteste c'est sûr.

-Mais t'inquiète pas Bill, j'ai des amis homos, et moi même je suis bi, t'as eu si peur que ça ?

Alors là je suis sur le cul c'est le cas de le dire, lui mon fantasme aime les hommes aussi ! Oh mon dieu, il ... il couche avec des hommes, merde faut pas avoir de pensées obscènes maintenant. Ca serait tellement choquant. Mais excitant aussi, ça me donne encore plus envie de lui, de lui faire des choses sensuelles, voir sexuelles. Encore faudrait-il qu'il soit libre...

-Eh ben alors remets-en ! Oui je suis bi, c'est pas si bizarre, si ?
-Han le rêve...
-Hein ?
-Mince, pardon je ...
-Fantasmais ?
-Comment ...
-Bill, Bill, Bill, ton air rêveur ne trompe pas.


Je rougis comme une tomate, il est du genre... direct.

-Et puis, je t'avais remarqué depuis longtemps en fait.
-Quoi ?
-Tu n'es pas discret quand tu me mates Billy, vraiment pas.


Oh... Il a dit ça d'une façon tellement ... provocatrice, est-ce qu'il me fait du rentre dedans ?
Il me regarde et lèche son piercing en mimant un acte sexuel, bon sang il va me faire bander, faut que je détourne mon regard, mais rien à faire. Je suis totalement hypnotisé par sa beauté.
Je vois ses lèvres bouger mais j'entends rien, trop occupé à imaginer plein de choses. Il se penche soudainement vers moi pour me demander si je voulais danser avec lui.
Olala je bloque totalement, on se parle depuis quelques heures et il me demande de danser.
Je dois une fois de plus passer pour un crétin fini avec mes airs de vierge éfarouchée, mais j'y peux rien si il me fait perdre tous mes moyens comme personne ne l'a encore fait.
Je me décide d'accepter, au diable sa copine, au diable les moeurs, c'est Halloween, tout est permis.
Il me tend la main comme un chevalier le fait à une princesse qu'il veut séduire.
Nos mains se touchent, contact électrisant, sa main est douce, et chaude.
Je frissonne.
Je sais que les regards sont tournés vers nous, je ne me sens pas honteux de mon déguisement, ni même de tenir la main d'un autre garçon, je me tiens droit et fier comme un coq, ce qui amuse beaucoup mon vampire de Tom.
On se fond difficilement dans la masse et on se colle timidement l'un à l'autre, un peu timides.
On ne sait pas trop quoi faire de nos mains, de notre corps. On est gauche, on se cherche un peu.
C'est mignon, il a l'air beaucoup moins sûr de lui, je ne pensais pas ça de lui.
Je lui parle à l'oreille à cause de la musique forte, pris d'une assurance soudaine.

-Alors Tom, on joue au timide?

Il détourne le regard, l'air gêné et rougis malgré la semi obscurité du gymnase.
Je me délecte de ce spectacle à la fois drôle et tendre, Tom m'a l'air d'être quelqu'un plein de surprise.
Je lui prends délicatement la main et caresse ses phalanges histoire de le rassurer, c'est marrant, le plus jeune qui prend soin du plus vieux, c'est vraiment Halloween, tout est trop loufoque ce soir.
Il me fait un petit sourire de remerciement, on est tous les deux pas très doués en drague c'est le moins qu'on puisse dire.
On se regarde droit dans les yeux puis on éclate de rire.

-On est con hein ?
-Oh oui très.


On se calme et la musique change pour devenir lente, langoureuse.
Il redevient sérieux, se colle encore plus à moi et passe ses bras timidement autour de mon cou, je frissonne, j'accroche mes mains tremblantes à sa taille, on fait presque la même taille, je sens son souffle dans mon cou, ça me file la chair de poule, je me sens si bien contre lui.
Je me reserre contre son corps, nous collant totalement l'un à l'autre, c'est bon, je soupire de plaisir, dieu qu'il me plait.
Il sent bon, il sent l'homme mais aussi le bébé, il est encore entre les deux, je souris.
J'aimerai savoir à quoi il pense, et surtout j'aimerai savoir comment j'ai fait pour n'avoir pas vu qu'il me connaissait, qu'il me matait comme je le matais.
Est-ce qu'il pensait lui aussi à moi quand il lui arrivait de se caresser ? Est-ce qu'il pensait à moi aussi quand il faisait l'amour avec sa copine?
Je me crispe...

-Bill, ça ne va pas ?
-Ta... Ta copine ?
-Laisse, elle n'est pas là, profite, c'est Halloween, et tu me plais, depuis trop longtemps.


Il termine sa phrase en me léchant le lobe de l'oreille, je me retiens de gémir sous la surprise et je me mets à bander contre sa cuisse.
Bordel.

-On dirait que l'attirance est réciproque, Billy.

Il écrase son érection sur moi pour appuyer ses dires.

-Han Tom.
-Hum j'aime que tu gémis mon nom comme ça Billy.


Commence alors une danse chaude entre nos corps en feu.
On gémit dans l'oreille de l'autre prouvant à quel point on est excité par la situation quelque peu étrange.
Les lumières qui dansent, la chaleur de la salle, de nos corps et les décorations en formes de citrouilles me font tourner la tête.
Je me frotte de plus en plus énergiquement à mon partenaire qui plante ses dents dans ma chair.

-Tom !

Il débute un suçon dans mon cou tout en humant mon odeur, tel un vampire qui se délecte de sa proie.

-Bill, merde j'ai envie de toi.

Mon pénis se dresse davantage dans mon boxer, il va sortir du tissus si ça continue, je n'ai jamais autant bandé de ma vie.

-Bill, allons ailleurs.

J'ai pas le temps de répondre qu'il me tire par la main afin de m'amener dans un lieu plus intime.
Je me pose pas de questions, ce soir, tout est spécial, tout est plus fou, irréel, alors si c'est un rêve, que je ne me réveille jamais.
Il nous entraîne dans une sorte de vestiaire vide, qu'il s'empresse de fermer à clefs.
Je hausse un sourcil.

-Capitaine de l'équipe oblige, j'ai les clefs.

J'approuve et il se rapproche de moi tel un félin qui prend en chasse sa proie. Je suis la proie, pour une nuit, pour toujours ? Que sais-je ? Et je m'en fou à ce moment.
Arrivé à ma hauteur il me regarde, regarde mes lèvres et diminue la distance entre celles-ci.
Ses lèvres sont encore plus douces que je ne l'imaginais.
On s'embrasse un peu gauchement, on a pas l'habitude, c'est une sorte de nouveauté.
C'est mignon, doux, étrangement tendre, presque amoureux.
On se sépare, puis n'y résistant plus je lui saute littéralement dessus, surpris il se recule jusqu'à un mur et éteint la lumière.
Nos lèvres se rencontrent plus durement, avec plus de passion.
Il mord ma lèvre inférieure, il en veut plus.
Je le titille légèrement en lapant ses lèvres avec ma langue comme un chaton.
On s'accroche comme on peut l'un à l'autre à mesure que nos langues se heurtent avec plus ou moins de passion, nos mains se font baladeuses, on se touche de manière encore expérimentale mais on prend confiance.
Ses mains sont dans le bas de mon dos, les miennes sur ses omoplates, une de mes jambes s'accrochant à sa hanche pour lui montrer au combien il m'excite.
Il interrompt le baiser endiablé pour murmurer tel un secret.

-Si tu savais depuis combien de temps tu me fais envie petit Billy, ha, tu es si sexy, si beau.
-Han Tom, dis pas de choses comme ça sinon je ne réponds plus de rien.
-Ne te contrôle pas, moi je le ferai pas.
-Puatin !
-Sois pas vulgaire
.

Il me réembrasse pour m'empêcher de répliquer quoi que ce soit, on recommence à se frotter l'un à l'autre, mes mains sont à présent sur ses fesses qui ont l'air parfaites juste au toucher.
Je gémis de plus en plus, il n'en mène pas large. On se fou de faire du bruit ou non, ce soir tout est différent. Pas de limites, pas d'interdit, pas de honte, juste Tom et moi.
Nos vêtements quittent peu à peu notre corps. Juste nos respirations hérratiques et le froissement des vêtements se font entendre.
La tension qui règne est pire que sexuel, ce soir sera sous le signe de la passion, du plaisir.
Je vois ses yeux d'un marron magnifique scintiller dans le noir de la pièce.
Il me captive, on dirait vraiment un être mythique.
Il se colle à moi, son corps est brûlant contre le mien. Peau contre peau, sexe contre sexe, on ne se retient pas de crier notre plaisir alors que dans le gymnase la musique n'en finie plus.
On est dans notre bulle, juste nous deux, à se frotter, gémir, sembrasser partout.
On se prépare à passer à l'étape supérieure.

-Tom, j'en peux plus, je te veux.

Tom attrape alors doucement nos deux sexes, les colle pour débuter une masturbation lente et langoureuse.

-Oh mon dieu !
-Ne jure pas Billy, Jouis plutôt mon nom.


Il accélère les mouvements, bordel, les sensations sont spectaculaires, je sens ses doigts partout sur moi, son sexe contre le lien me fait vibrer, les papillons ont envahis mon corps.
Je vais pas tenir longtemps.

-Tom je vais jouir si tu continues.
-Non pas maintenant, ce soir je vais te faire voir les étoiles
.

Je frissonne violemment à ses mots, il est tellement sexuel. Il a murmuré ces mots comme si c'était un secret, sa bouche prêt de la mienne qu'il s'empresse de reprendre en otage alors qu'il délaisse nos sexes.
C'est toujours aussi sensuel, doux, pas de la pure baise, non, mais ce n'est pas de l'amour en ce qui le concerne, je crois pas hein ?

-Bill, maintenant, je vais te pénétrer, dans ton petit cul qui a l'air si chaud.

Ses mains sur mes fesses qu'il écartent. Mes cuisses qui s'ouvrent pour lui.

-Mais avant, je vais prendre mon pénis et je jouerai avec sur ton entrée.

Son gland me chatouille l'anus, appuie légèrement sans forcer.
Il me fait perdre la tête, il souffle pour se contenir, j'aime son petit manège érotique. Il sait que ce n'est pas ma première fois, lui non plus, il sait y faire.

-Ensuite, je te branlerai, comme ça.
-Han Tom.
-Mais la position n'est pas confortable, alors tu seras face au mur, comme ça.


Mon torse rencontre le mur froid qui contraste avec mon corps bouillant.

-J'écarterai tes jambes et me collerai à toi, comme ça.

Je siffle de sentir son poids appuyer contre le mien. Sa verge est dure, humide, j'ai envie de la sucer, de l'enfoncer dans ma bouche, de le lécher jusqu'à ce qu'il jouisse dans ma bouche.
Je sens alors son souffle contre mon oreille.

-Tu me suceras Billy, mais pas ce soir, je commande, je te domine, tu me feras tout ce que tu voudras, une prochaine fois.
-Tom, han Tom tu es si obscène !
-Et toi une allumeuse à frotter ton cul contre moi comme ça.
-Tu me chauffes.
-Tu m'y pousses.
-Prends moi.
-Tututut, j'ai pas fini mon petit jeu, Billy
.

Il le fait exprès !


-Une fois contre toi comme ça, je sucerai mes doigts, comme ça, pour... Putain Bill, j'écarterai une de tes fesses pour les enfoncer comme ça.
-Oh Tom, Tom ! C'est bon ! Si bon.
-Oui c'est bon, bon sang tu es si serré, je vais te la mettre, oh oui, je vais la mettre en toi, touche, touche comme elle est dure pour toi.
-Tom !!! Tu fais ça si bien ! Tes doigts en moi, mon dieu !
-Laisse Dieu où il est Billy, jouis mon nom.
-Oui Tom, touche la ! Touche la s'il te plait. J'en ai besoin.
-Dis ce que tu veux Bill.
-Ma prostate, merde t'es si prêt, si prêt !


Je perds la tête, il a des doigts de fée, si parfait, et il est prêt, je bouge mon bassin, il claque sur mes fesses.

-Han !
-Bouge pas, ressens.
-Oui ! Oui Tom là
!

Il la touche, c'est si bon, je vais jouir, je vais jouir.

-Tomi...

Il semble comprendre et arrête, afin de me laisser le temps de reprendre mes esprits.
Mon corps est déjà transpirant, le plaisir est intense.

-Tu es prêt maintenant. Ne bouge pas, je vais pas te faire mal.
-Vas-y Tom, j'ai trop envie, je la veux en moi, maintenant.
-Très bien
.

Il place une de ses mains sur mon ventre et il se guide de l'autre, son phallus cogne contre mon entrée et après avoir testé la résistance, me pénètre enfin de son gland.

-Oh, oh.
-Billy, tu es si chaud, délicieux, foutrement délicieux.
-Tomi tu es si long, si gros
.

La pénétration est lente, douce comparée à toutes ces choses salaces qu'on a faites auparavant. Il prend soin de moi, me fait ressentir, mes chairs s'ouvrent pour lui sans aucunes difficultés. Aucun tiraillement, que du plaisir assocé à de la plénitude.
Comme si son sexe était fait pour mon antre.
Une fois entièrement en moi, il s'arrête pour reprendre son souffle et m'embrasse l'épaule, le cou, la machoire, là encore il est prévenant, j'aime ces petites attentions.
Il enlace nos doigs et commence une danse sensuelle et lente de son bassin tout en gémissant à mon oreille.
Les sensations sont merveilleuses, il est en moi, j'ai l'impression qu'il me fait l'amour, c'est trop tendre pour n'être que du sexe.
On gémit à l'unisson, il ne cesse de me caresser, de m'embrasser, de me murmurer tantôt des choses vulgaires, tantôt des choses tendres.
Notre corps dance une sorte de tango, c'est doux, mais aussi plus brutal, passionné.
Je sens son sexe entrer et sortir de moi de plus en plus vite, ça devient désordonné, plus bestial avec cette pointe de passion.
On crie de plus en plus fort, je hurle même tellement ma prostate est malmenée, c'est merveilleux.
J'aime comme il me prend, il est si doué, le plaisir me prend tellement aux tripes que les larmes coulent d'elles même.
Ma tête s'écroule sur son épaule, on est totalement emboîtés, complets.
Il accélère encore.

-Billy, Han Billy, tu es si bon tu sais ? Tu m'achèves !
-Je vais venir Tomi
.

Je respire de plus en plus vite, de plus en plus fort, lui aussi.
On en peut plus, je tremble de partout, il lâche une de mes mains pour se tenir au mur.

-J'en peux plus Billy, je vais, ha, je vais te branler et tu vas jouir très fort.
-Oh oui, très fort, haha ha c'est trop bon tu fais ça trop bien ! Embrasse moi Tom !


Il enfonce sa langue dans ma bouche dans un ultime baiser alors qu'il s'enfonce en moi et me branle de toutes ses forces, les dernières qu'il lui reste.
Je donne moi aussi des coups de bassin désordonnés tant le plaisir est grand.
On crie dans le baiser, il me pénètre et se tend tout d'un coup.
Il jouit en moi alors que j'explose sur le mur et dans sa main.
On s'écroule par terre, collants, suants.
Perdu dans les limbes de plaisir, je retombe vite sur terre malgré le superbe orgasme que Tom m'ai offert.
Mais étais-je un simple coup pour lui ? Une éxpérience ?
Mon coeur se serre douloureusement.
Je constate que mes joues sont trempées. Je me sens horriblement seul, alors que Tom est à côté de moi, dans le brouillard.
Je crois que c'est le moment où il va me demander de partir. Je veux pas, j'ai goûté à son corps, à sa peau, à son odeur.
Il a déjà volé mon coeur.

-Bill ?
-Hum ?
-Ca va ?
-Je sais pas.
-Pourquoi ?


Il me cherche à tâton et m'enlace tendrement ? Son corps est suant, il sent le sexe et lui ...

-Qu'est-ce qu'il se passe Billy ?
-Tu vas me laisser tomber ?
-Quoi ?
-Tu as une copine, et tu ... tu l'aimes.
-Billy.


Sa prise se referme fortement.

-J'ai quitté Isabel, elle savait que j'étais dingue de toi, elle voyait que j'en souffrais.
-Mais elle t'as embrassé.
-Un baiser d'adieu. Je ne pense qu'à toi depuis la rentrée, tu es beau Billy, tu m'obscédais, mais j'osais pas te parler, pardon.
-Pourquoi ?
-J'ai été nul, je suis putain de timide tu sais. Elle a juste attendu le bon moment. J'ai été long et j'avais peur que tu ais déjà quelqu'un.
-Tom ?
-Oui ?
-Arrête de jurer et embrasse moi.
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#Posté le lundi 08 novembre 2010 16:29

Modifié le mardi 09 novembre 2010 11:21

Lettre à mon coeur

Lettre à mon coeur 
Flash back

 
-Alors docteur, qu'est-ce qu'il a ?
-Voilà, votre fils Bill souffre de cardio-myopathie. C'est à dire que son coeur s'essoufle de plus en plus, d'où ses fréquentes fatigues et essouflements.
-Mais .... Comment ?
-On ne sait pas, peut-être une grippe ou une bronchite mal soignée, mais si on ne connait pas la cause, on connait par contre très bien les conséquences et elles sont graves ... Très graves même.
-C'est pas possible .... Qu'est-ce qu'on peut faire docteur ?
-Il va devoir suivre un traitement lourd, se rendre à l'hôpital pour surveiller son coeur et il arrivera un moment où il faudra... le changer.
-Le.... Le changer ? Quand ?
-Cela dépendra de l'état de votre fils, ça peut-être dans trois mois comme dans dix ans, mais vous savez, la greffe de coeur n'est plus une opération si grave, je veux dire par là que nous en patiquons très souvent ici et les résultats sont très satisfaisants.
Il lui faudra éviter tout effort physique pour ne pas le fatiguer et qu'il fasse de malaise, il faut préserver son coeur.
Bien sûr evitez de lui parler trop tôt d'une opération ou d'une greffe, pour ne pas le traumatiser, on en est pas encore à ce stade .
 
Au même moment, un jeune adolescent aux cheveux noir et l'air féminin entre dans la pièce suivi de son frère au look opposé.
Agés de 16 ans à peine, ils ne se doutent pas que leur vie va changer.
Ces deux frères jumeaux complices sont actuellement très contents d'en avoir fini avec ces examens très ennuyeux selon Bill et qui ne servent à rien car il est juste un peu fatigué dixit ce dernier.
Si seulement il savait ...
Tom lui en «grand frère de dix minutes» est un peu plus inquiet, il espère juste que leur mère s'est inquiétée pour rien.
Elle est toujours anxieuse à l'idée que l'un de ses fils soit malade ou se blesse à chaque coin de rue, un peu maman poule et parano sur les bords d'après le garçon aux longues dreadlocks pourtant cette fois-ci ses doutes sont fondés mais il ne peut le savoir.
 
-Ah les garçons asseyez-vous je vous prie.
 
Tom prend place à côté de sa mère tandis que Bill s'installe, sur les genoux de son frère, une proximité qui amuse le médecin autant qui le fascine, les jumeaux sont des êtres à part.
Simone quand à elle, fait de son mieux pour cacher ses larmes, terrifiée par ce qu'elle vient d'apprendre mais elle se doit de rester forte pour la suite des évènements.
 
-Bien Bill, alors ça a été les examens ? Pas trop étranges ?
-Non juste vraiment chiants et longs !
-Bill ne parle pas comme ça !
-C'est pas grave, oui c'est long mais c'était important de faire tous ces tests pour comprendre ce qu'il t'arrivait.
Sais-tu comment fonctionne exactement le coeur ?
-Ben un minimum.
-En fait le coeur est comme une grosse pompe mais toi ton coeur est paresseux, d'où ta perte de tonus musculaire et donc ton coeur a plus de mal à pomper le sang vers le reste de l'organisme, ce qui cause tes grosses fatigues et le fait que tu t'essoufles plus rapidement qu'avant.
-Et qu'est-ce qu'on peut faire ?
-Eh bien tu vas devoir arrêter certaines activités comme le sport, monter les escaliers trop souvent... Et te reposer un maximum, tu auras aussi un traitement ainsi que des visites à l'hôpital pour surveiller l'état de ton coeur.
-T'entends ça Tom ? Maintenant tu devras m'apporter le petit déj au lit.
-Eh petit monstre, on y est pas encore hein ! Mais docteur, et si jamais ... enfin si il est toujours fatigué, qu'est-ce qu'il va se passer ?
 
Une hésitation se fait sentir de la part du médecin, il ne sait pas comment formuler sa phrase pour ne pas effrayer le plus jeune des deux frère qui n'a visiblement pas encore pris la chose au sérieux, car il a beau être un ado capable de comprendre, il se doit de prendre des pincettes.
 
-Si jamais le traitement ne fonctionnait pas, il faudra qu'on intervienne...
-Vous voulez dire l'opérer ?
-Oui.
 
Opérer Bill, ouvrir son corps, voilà ce que Tom redoutait, en rentrant chez eux ce jour là, Simone et Tom affichaient une tête affreuse, ce que Bill n'a pas forcément remarqué, trop occupé à appeler ses amis pour leur raconter ô combien cette consultation était chiante et à mourir d'ennui.
Il n'a pas réalisé la gravité de sa maladie, il n'est pas expert en cardiologie, et d'ailleurs il s'en fou mais pour son frère c'est différent, il est dévasté et inquiet que son frère ne meurt, car c'est ce qu'il risque, Tom et sa mère l'ont compris, Bill lui mettra un peu plus de temps, Tom le sait et quand ça arrivera, il sera là pour consoler son âme soeur, son tout, jamais il ne le laissera tomber et surtout quoiqu'il arrive, il fera tout pour que son frère vive.
 
Quelques mois après l'annonce de la maladie, l'état de Bill est stable, il a fini par réaliser que les conséquenses pouvaient être dramatiques, il a bien sûr fait un gros scandale et hurlé à qui voulait l'entendre que cette maladie était « de la pure merde de chat qui fait chier son monde», il a continué au départ, de faire toutes les conneries qu'un gamin de son âge fait mais il du se résigner quand il a remarqué que ça le fatiguait plus que de raison, «foutu coeur».
Sa mère et Tom l'ont beaucoup soutenu dans ses moments de déprime, ses visites à l'hôpital étaient une routine pour lui, et rien de nouveau n'était à signaler.
 
Les mois et années passèrent sans gros problèmes et Bill avait presque repris une vie normale.
C'est à ses 19 ans, soit trois années après la découverte que tout recommença.
Il était plus fatigué qu'avant, les médicaments ne faisaient plus effet et il faisait malaise sur malaise, inquiétant sa mère mais surtout Tom qui se voyait retourner des années en arrière. Depuis le temps il avait espéré que l'opération ne serait pas nécéssaire seulement il s'était trompé.
La rechute fût très brutale, surtout quand le docteur annonça que l'état de Bill était devenu grave, qu'il fallait qu'il reste à l'hôpital constamment au cas où son coeur lâcherait.
 
-Maintenant il n'y a plus qu'à éspérer qu'il y ait un donneur pour Bill, la greffe est malheureusement la seule option qui reste possible à ce jour.
 
Voilà c'était dit, le moment qu'ils redoutaient tous était arrivé.
Tom a pleuré, beaucoup pleuré, la peur de perdre son frère était devenue une obscession, il en faisait des cauchemars, il refusait de dormir seul dans son lit, restant dans la chambre d'hôpital de son jumeau.
Il vit alors son état se dégrager de jour en jour. Il ne pouvait plus marcher, constamment allongé dans son lit ou en fauteuil roulant pour éviter qu'il se fatigue, apporter une cuillère jusqu'à sa bouche devint un calvaire et se brosser les dents impossible.
Les jours passaient et Bill devenait de plus en plus faible, cummulant les arrêts cardiaques.
 
-Son coeur est à bout, il ne lui reste que quelques jours ou mois à vivre, nous ne savons pas.
 
Tom voyait son amour de frère dépérir, il ne savait plus quoi faire pour l'aider.
Aucun donneur, personne de compatible avec lui, le temps presse et après un nouveau malaise Tom prend une décision qui risque de tout changer.
Il a réfléchit très longtemps à la question, il espère juste que Bill ne lui en voudra pas.
Simone a été mise au courant, bien sûr elle a très mal pris la chose, et au départ refusée que son fils puisse faire une telle chose.
Il ne lui a cependant pas laissé le choix.
 
-Ecoute, j'en peux plus, Bill souffre trop, c'est le seul moyen de le sauver, c'est la seule solution qui s'offre à nous !
-Comment as-tu pu croire que j'allais te laisser faire une chose pareille ? Tu es mon fils ! Je t'inderdis !
-Mais tu n'as pas le choix, je suis majeur, je suis prêt ! Bill est la personne que j'aime le plus au monde et je veux qu'il vive !
-Et je vais lui dire quoi à Bill quand il va s'apperçevoir de ton absense ?
-Trouve une excuse, mais pas la vérité , il pourrait faire un rejet.
-Je... Tom voyons sois raisonable s'il te plait, on va trouver une solution, il doit y avoir un autre moyen.
-Bill va mourir si on attend encore, crois moi maman, c'est la meilleure solution et je suis prêt.
-Pas moi, pas Bill, on se sera jamais prêt pour ça.
 
Simone s'effondre, ces informations sont trop lourdes à porter, trop dur pour une mère qui risque de tout perdre, Tom la prend dans ses bras et tente de la réconforter comme il peut.
Lui aussi pleure, il s'en veut de faire subir tout ça à sa mère, il pourrait tout arrêter, mais si il interrompt la procédure, Bill risque de ne plus se réveiller.
Et ça il refuse, il a longuement réfléchi, il sait ce que ça implique et il sait que Bill sera effondré quand il réalisera que plus jamais il ne verra son grand frère.
 
Le moment est presque arrivé, Tom est avec son jumeau, pour la dernière fois, sans que le brun ne le sache, ils se câlinent, s'accrochent l'un à l'autre comme si c'était la dernière fois, plaisantant, ils ne se chamaillent pas pour éviter des ennuis au coeur défaillant de Bill.
Quand Tom voit la pâleur de son jumeau et sa difficulté à faire des choses simples comme porter un gobelet à sa bouche il se dit qu'il prend la bonne décision, même si au fond de lui il sait que son amour de frère le détestera d'avoir fait une chose aussi horrible et stupide.
A la vie à la mort, ils se l'étaient promis. Cette promesse, Tom va la rompre.
Il s'imprègne une dernière fois du visage de son coeur comme il l'appelle. Ils ne sont pas en couple ou amoureux, juste très proches, ce qui sucite toujours de grandes interrogations de la part de certaines personnes de leur entourage, persuadés qu'ils sont incestueux.
Ils ont l'habitude et à force, ce genre de remarques stupides ne les atteint plus, ils en jouent, adorant faire douter les gens sur leur statut et ayant un goût prononcé pour la provocation.
Tom se remémore avec nostalgie toutes les bêtises qu'ils avaient pu faire ensemble avant la maladie du brun, ils adoraient rendre fous leurs profs en répétant tous leurs dires et ce genre de conneries que lont fait quand on est ados.
 
-Tu es pensif Tomi.
-Hum, oui désolé.
-C'est rien, dis moi à quoi tu penses.
-Aux bêtises qu'on a pu faire, tu sais ... avant...
-Oh... Tu sais, ça sert à rien de vivre dans le passé, même si se remémorer les bons souvenirs font du bien.
-Tu deviens sage. Ca te va pas du tout.
-Si j'avais la force, je t'aurais bien envoyé un oreiller dans la gueule espèce de sale gosse !
 
Le regard de Tom s'assombrit, cette foutue maladie le ramène sans cesse à la réalité, cette putain de réalité.
Et aussi que dans quelques heures, il ne sera plus là pour embrasser son frère, le prendre dans ses bras ou respirer son odeur, non il deviendra une âme errante parmi tant d'autres déjà et ça lui fait peur, mais il doit le faire.
 
-Dis Tom?
-Oui ?
-Il y a quoi après ?
-Après quoi ?
-Après la mort ?
-Bill, je t'inderdis de penser à ça t'entends ? Tu vas vivre ! Ton heure n'est pas encore venue !
 
«La mienne si» pensa le plus vieux.
 
-Arrête, je le vois bien qu'il n'y a plus d'espoir, regarde moi, si il n'y avait pas ces tuyaux je serai déjà crevé, je m'y suis fait tu sais, c'est pas si grave , ce n'est qu'une étape.
-Tais toi, putain ferme ta gueule tu dis que de la merde !
-Tom ...
-Non t'as pas le droit de baisser les bras !
-Je baisse pas les bras, je suis réaliste. Je me suis battu de toutes mes forces je te jure, la maladie a été plus forte que moi, je suis désolé de pas avoir réussi, pardon ...
 
Les larmes coulent, déchirent les âmes encore plus, Tom sort précipitamment de la chambre de son frère, ne supportant pas les horreurs qu'il lui a balancé, pourtant réelles,sa décision est alors définitive, il retourne dans le bureau du médecin, lui confirmant son souhait.
 
-Vous êtes bien sûr ? N'oubliez pas que cet acte est ... irréversible.
-Je sais, mais je suis déterminé, j'en peux plus de le voir comme ça.
-Bon, nous allons faire tout de suite quelques examens afin de vérifier que tout est en ordre, ensuite vous devrez signer une décharge, je préfère vous mettre en garde, l'hôpital sera sûrement assailli, cet acte est interdit, suicidaire et relève de l'euthanasie, je perdrai bien sûr ma place et j'irai en prison, et Bill et votre mère risquent d'être des bêtes de foire pendant un temps si jamais ça venait à se savoir, tous mes médecins et infirmières sont soumis au secret médical mais on ne sait jamais, l'argent peut faire tourner les têtes. Je ne veux pas vous faire peur mais juste que vous sachiez ce qu'il va sûrement se passer après l'opération.
-J'en suis conscient j'ai beaucoup réfléchi à tout ça et j'en ai longuement discuté avec maman, et malgré tout elle m'a juste dit de faire ce qui est le mieux.
-Elle a raison.
-Seulement je veux pas que Bill et maman soient exposés comme ça à ces vautours, ça ne les regardent pas. Et le fait que vous jouez votre carrière m'ennuie.
-Je ne suis qu'un vieux monsieur et sauver une vie est plus important.
-Oui...
-Vous pouvez encore vous rétracter, il n'est pas trop tard, agissez en votre âme et conscience.
-J'ai peur.
-Et vous seriez fou de ne pas avoir peur. Un coeur peut encore arriver, Bill a vraiment besoin de vous.
-Je sais, mais ...
 
Il n'eût pas le loisir de finir sa phrase que des infirmières arrivèrent en trombe dans le bureau du docteur Klaus criant «Il fibrille !»
Tom compris immédiatement qu'il s'agissait de son jumeau.
Il couru aux côtés du docteur qui lui ordonna de rester à l'extérieur.
Un tas de gens s'affairait autours du coprs inanimé de Bill, connectant son coeur à divers machines, alors que celle qui contrôlait son rythme cardiaque faisait un bruit continu, signe que le coeur ne battait plus.
Tom veux rejoindre son frère, lui hurler qu'il ne doit pas abaondonner, seulement il est dans le couloir, à regarder ce triste spectacle, la porte n'ayant pas été fermée devant l'urgence de la situation, il voit le corps maigre se soulever à mesure des chocs qu'il reçoit dans l'espoir de faire rebattre l'organe trop fatigué pour remplir correctement son travail.
Au bout d'un moment qui parût une éternité pour le jeune dreadé, le coeur du brun reparti et il pût relâcher toute la pression qu'il a accumulé ces derniers jours.
C'est en larmes qu'il entendit cette phrase d'une des infirmières «Il ne tiendra pas le coup longtemps».
 
Cette fois, la decision de Tom est prise. Plus de retour en arrière possible.
 
Fin du flash back
 
 
-Maman, pourquoi Tom est pas là ?
-Je te l'ai dit mon chéri, il est pas là en ce moment.
-Mais... Mais il sait que je suis réveillé hein ?
-Oui il est rassuré, il a eu très peur pour toi tu sais?
-Moui, mais j'aurais préféré qu'il soit là, je me sens bizarre quand il est pas à mes côtés.
 
Maman me caresse la joue à travers les gants, elle est obligée de porter une tenue d'hôpital ridicule, mais le docteur a dit que c'était pour pas que j'attrape de microbes, car l'opération a lieu il n'y a pas longtemps encore.
Je suis fatigué, mon thorax me fait trop mal mais je suis vivant, ouais pour avoir un mal de chien pareil je suis bien en vie.
Mais pas encore complet, Tom me manque, je l'ai pas revu depuis notre dispute et j'ai peur qu'il soit fâché contre moi.
Il n'est pourtant pas rancunier d'habitude, je comprends pas pourquoi il n'est à côté de moi à me choyer, c'est tellement bizarre.
Pas normal, jamais il ne m'aurait abandonné. Même si on se dispute, jamais il ne serait parti, il n'est pas lâche et il sait que je suis pas rancunier à ce point.
Oui j'ai voulu que tout s'arrête, j'avais perdu espoir, jusqu'à ce que ce coeur arrive.
Et mon frère n'était pas là pour me dire «au revoir», pour me donner du courage, non j'étais seul.
 
 
[....]
 
-Maman ? On sait si c'est le coeur d'une fille ou d'un mec ?
-Non mon chéri, c'est anonyme, on ne sait pas de qui vient se coeur.
J'en ai assez, quand est-ce que je rentre à la maison ?
-Bientôt mon garçon, la réeducation se déroule bien, ça cicatrice bien et tu n'as pas l'air de faire de rejet.
-Oh bonjour docteur, tu entends Bill ? C'est une bonne nouvelle tu trouves pas ?
-Oui, il vient quand Tom ?
 
[....]
 
Je rentre enfin à la maison, j'en avais marre de tous ces examens, d'être dans cette chambre puante et surtout d'être loin de mon frère.
Je comprends pas ce qu'il se passe, il est pas venu une seule fois me voir, il a jamais pris de mes nouvelles, pourquoi ? Qu'est-ce que je lui ai fait ?
J'ai demandé des explications à maman pourtant ! Elle m'a jamais vraiment répondue, les larmes aux yeux à chaque fois que je prononçais son nom.
Là encore c'est bizarre.
 
Enfin je vois cette maison qui m'a manquée, j'évite de me précipiter hors de la voiture, j'ai encore un petit peu mal.
Je suis content mais en même temps en colère, contre mon frère qui m'ignore depuis longtemps.
Maman remarque mon changement d'humeur et m'adresse un sourire qui sonne faux.
Qu'est-ce qu'il se passe bon sang ?
J'en ai marre d'être dans le flou, qu'on me cache des choses.
Je veux qu'on m'explique une bonne fois pour toute ! Merde quoi.
Je sors de cette voiture et me précipite dans la maison.
 
-Hey ! Je suis rentré ! Tom ?
 
Pas un bruit, non c'est calme et quelque chose me frappe alors. Et ça me fait peur, je ne sens pas l'odeur de Tom dans la maison, je veux dire, d'habitude, son odeur corporelle et de gel douche imprègne l'habitation, la rendant plus chaleureuse mais là, rien .
Je fronce les sourcils, c'est pas normal.
 
-Tom ?
 
La panique m'envahie, je le sens pas avec moi, je fouille les pièces, j'en deviens hystérique, où est-il ?
Je monte dans sa chambre, vide, rangée, comme si il ne l'avait pas habitée depuis longtemps.
Là non plus son odeur n'est pas présente, ou plus présente.
Je me sens mal, ma gorge se serre, où est-il ?
Je rejoins maman qui vient à peine de rentrée. Je me rue sur elle.
 
-Où il est?
-Bill...
-Dis moi ! Et me mens pas ! Où est mon frère ! C'est pas normal !
-Je ... Je peux pas te le dire.
-Comment ça tu peux pas ? Biensûr que tu peux !
-C'est pas si simple, j'ai une lettre, tout est expliqué.
-C'est une blague c'est ça ? Une lettre ? Où il est putain !
-Juste lis la lettre, s'il te plaît.
-C'est ridicule.
 
Je lui arrache la lettre des mains et vais dans ma chambre furieux.
Je m'assois sur mon lit et déplie la fameuse lettre.
Je reconnais l'écriture de Tom.
Au fur et à mesure de ma lecture, les larmes coulent sur mon visage, mon corps tremble, et à la fin je jette la lettre et me met à hurler.
 
-NON !
 
Bill,
 
Eh oui c'est moi qui t'écris, je sais pas par où commencer. Je ne trouve pas mes mots, j'ai peur de ta réaction, et je sais qu'elle sera très mauvaise et je comprends car ce que tu vas lire risque de ne pas te plaire.
Quand tu liras cette lettre, je ne serai plus là.
Je vois déjà ton incompréhension, tu dois te demander pourquoi je te dis ça.
Je vais t'expliquer.
Mais lis cette lettre jusqu'au bout s'il te plais. C'est si dur .
Ne crois pas que je sois en colère contre toi, c'est faux, je n'ai jamais été en colère.
Tu te souviens quand on t'as annoncé pour la maladie ? J'étais terrifié et toi, insouciant, tu t'en foutais, ça te passais au dessus de la tête, tu disais que t'étais jeune pour te soucier de ton coeur, je pensais que t'avais pas compris, tu continuais tes conneries alors que moi j'étais mort de trouille, toujours à tes côtés pour te protéger, prévenir au cas où il t'arriverai quelque chose.
Et pendant un moment j'ai cru que cette merde était finie, tout comme toi, on avait repris nos vies, même si on faisait attention.
Enfin je ne te disais pas à quel point j'avais peur que tout reprenne, que ça s'aggrave et puis ce moment est arrivé.
Tout s'est écroulé autour de moi, je te voyais mourir, et j'étais incapable de pouvoir te protéger de cette saloperie.
Je m'en voulais, cette salope était bien cachée, on a rien vu venir. Les médecins non plus pourtant ils savaient qu'un jour ....
Mais merde ils auraient tout faire pour t'épargner cette souffrance, non j'aurais du tout faire pour te protéger, mais ton coeur en a décidé autrement.
Et je m'en veux tu sais, tu souffres et moi je suis en parfaite santé.
Alors j'ai pris une décision, m'en veux pas je t'en prie, ne me déteste pas mais j'en pouvais plus de te voir t'éteindre, tes yeux ne brillaient plus, ils étaient vides, t'avais même plus la force de rire, merde, j'en pleurais, pas devant toi, je me devais de rester fort pour toi, je voulais te donner ma force pour que tu t'en sortes.
Un jour j'ai été voir Klaus, pour lui demander un test de compatibilité, positif.
Oui Bill j'étais compatible avec toi, j'ai alors réfléchi, tu n'avais pas de donneur, tu mourrais, et merde ça me déchirait de l'intérieur, maman perdait espoir et toi aussi.
J'ai alors fais part de mes intention au docteur, il ne voulait pas tu dois t'en douter, on a pas le droit d'euthanasier quelqu'un en bonne santé, même pour sauver un membre de sa famille.
Donner une partie d'un poumon, de foie, un rein oui mais pas un coeur.
Du point de vue de la loi, c'est un meurtre, j'ai fait des recherches !
Tu commences à comprendre non ?
J'étais désespéré, alors j'ai fait ce que je pensais être le mieux, te sauver la vie, donner ma vie pour sauver la tienne.
Ne hurle pas, n'en veux pas aux médecins ni à maman, ils s'en veulent tellement, mais je ne leur ai pas laissé le choix, j'étais déterminé par tous les moyen à te sauver, car je t'aime plus que tout.
Et au bout d'un moment ils ont cédés, après ton dernier arrêt cardiaque en fait, je pensais renonçer car j'étais conscient du mal que j'allais faire, que j'allais te faire mais tu crevais bordel et j'en pouvais plus de pleurer tout le temps.
Alors ils m'ont endormi, et pris mon coeur pour te sauver.
Oui Bill, c'est mon coeur qui bat dans ta poitrine, il bat pour toi.
Je ne suis plus là physiquement mais mon âme est entièrement avec toi, je suis parti sans l'être.
Je ne t'ai pas abandonné, ne crois pas ça, je suis toujours là avec toi.
Accepte mon coeur, accepte le, je suis mort pour te sauver, parce que je t'aime trop et que j'aurais pas supporté que tu meurs, tu es tellement fort, tu y arriveras, je le sais car je serai avec toi.
Alors vis je t'en supplie, tu as toute la vie devant toi, et n'en veux pas à maman, elle ne voulais pas que je fasse ça, personne ne le voulais, sauf moi, car je souffrais là au moins j'aurais tout fait pour te sauver, mon coeur est à jamais tient, prends en soin s'il te plaît.
Tu sais en t'écrivant ces mots, les larmes coulent, j'aurais tellement voulu te dire au revoir, te toucher une dernière fois avant d'être dans ton corps.
Mais il fallait faire vite.
Sache que je regrette d'avance de laisser maman, dis lui que je l'aime.
Je regrette aussi de te laisser car quelque part je sais que je t'abandonne quand même et pourtant je suis toujours là.
Il est temps pour moi de partir, profite de la vie Bill, tu vas guérir, et vivre et un jour j'espère que tu me pardonneras.
Je t'aime tant. Pour toujours.
 
Tom.
 
 
....
 
Je tiens à faire le point sur cet OS, je sais que l'euthanasie est totalement interdit, et que en temps normal un médecin aurait refusé, j'en suis consciente, mais je voulais faire cet OS comme ça, il n'y aura pas de suite, je préfère couper là, sinon je crois que je serai partie en vrille et je voulais pas faire un OS trop long pour une fois ! Je sais qu'il ne plaira pas forcément, il a été très dur à écrire pour moi, j'ai même pensé à l'abandonner à un moment mais il me tenait à coeur ! N'hésitez pas à me laisser vos avis, et pardon pour tout ce temps .....
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#Posté le vendredi 08 avril 2011 15:36

Modifié le vendredi 08 avril 2011 16:14

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